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Dette française : pourquoi le franc ne joue pas encore les refuges ?

Rédigé par Daniel Varela, Chief Investment Officer | 9 oct. 2026, 08:14:15

Dans PME Magazine, Daniel Varela, Chief Investment Officer de Piguet Galland, revient sur les tensions qui entourent la dette française et leurs implications pour le franc suisse. Malgré les inquiétudes qui pèsent sur les marchés obligataires, le différentiel de taux entre la zone euro et la Suisse continue, selon lui, de favoriser l’euro face au franc.

Le projet de budget français pour 2027, présenté le 1er octobre, a été mal accueilli par les investisseurs. Dans un climat préélectoral et social déjà tendu, l’écart de rendement entre les emprunts d’État français et allemands à dix ans a atteint son plus haut niveau depuis la crise des dettes souveraines.

Pour les investisseurs suisses, cette situation soulève une question : le franc, qui a longtemps servi de valeur refuge lors des périodes de tensions en Europe, pourrait-il retrouver ce rôle et interrompre sa baisse face à l’euro ?

L’écart de taux continue de favoriser l’euro

Interrogé par PME Magazine, Daniel Varela tempère cette perspective.

« Le différentiel de taux reste très en faveur de l’euro face au franc. »

La Banque centrale européenne a relevé son taux de dépôt à 2,50 % le 10 septembre, tandis que l’inflation de la zone euro a atteint 3,8 % en septembre, son plus haut niveau depuis trois ans. De son côté, la Banque nationale suisse maintenait son taux directeur à 0 % au 24 septembre 2026.

Cet écart se retrouve sur l’ensemble de la courbe des taux. Sur les échéances très courtes comme sur les obligations de durées intermédiaires ou longues, Daniel Varela souligne que « les investisseurs profitent d’une rémunération très supérieure en plaçant dans la monnaie unique face à des taux qui restent proches du plancher en Suisse ».

Une tendance toujours haussière pour l’EUR/CHF

Dans ce contexte, les fondamentaux continuent de favoriser l’euro face au franc suisse.

« Les fondamentaux économiques et de marchés pointent donc toujours sur une tendance haussière pour l’EUR/CHF », explique Daniel Varela.

Avec un euro qui s’échangeait autour de 0,93 franc début octobre, le chemin vers la parité évoqué par Piguet Galland en septembre reste ainsi la tendance de fond.

Intervention complète à lire sur le site de PME Magazine