Actualités

Fusion SpaceX–xAI : décryptage de Robin Schaffner dans Le Temps

Rédigé par Robin Schaffner, Cross Asset Investment Specialist | 4 févr. 2026 14:53:04

La récente annonce de la fusion entre SpaceX et xAI, deux sociétés emblématiques fondées par Elon Musk, a suscité de nombreuses réactions. Valorisé à plus de 1 000 milliards de dollars, ce rapprochement illustre l’ampleur des ambitions du milliardaire américain, à la croisée de l’intelligence artificielle, de l’espace et des infrastructures numériques.

Dans ce contexte, Robin Schaffner est intervenu dans Le Temps afin d’apporter un éclairage sur les enjeux économiques et stratégiques de ce montage hors norme.

Une logique d’intégration verticale assumée

Interrogé par Le Temps, Robin Schaffner souligne que cette opération s’inscrit dans une logique désormais bien connue chez Elon Musk :

« L’intégration verticale est une signature du parcours entrepreneurial d’Elon Musk. Dans ce contexte, la synergie peut sembler prometteuse, pour autant que la viabilité se matérialise. »

Selon lui, SpaceX pourrait notamment offrir à xAI un nouvel accès stratégique aux données via Starlink, le réseau de satellites du groupe. Bloomberg relève d’ailleurs une évolution récente de la politique de confidentialité de Starlink, ouvrant la voie à l’utilisation de certaines données pour l’entraînement de modèles d’intelligence artificielle, avec un possible partage en cas de fusion.

Centres de données dans l’espace : entre vision et contraintes

Autre point marquant évoqué dans Le Temps : la perspective de centres de données spatiaux.

Robin Schaffner rappelle que cette idée, souvent perçue comme futuriste, fait déjà l’objet de travaux concrets :

« Certaines entreprises, dont SpaceX mais aussi Google ou des acteurs chinois, envisagent de déplacer une partie des capacités de calcul et de stockage dans l’espace, où l’énergie solaire est plus constante. »

En Europe, le projet ASCEND, piloté par Thales Alenia Space, explore cette piste comme levier de souveraineté numérique et de réduction des émissions. Mais les obstacles restent considérables : pour être pertinent sur le plan environnemental, le lanceur devrait afficher une empreinte carbone dix fois inférieure aux solutions actuelles.

À court terme, seuls des projets pilotes à petite échelle semblent réalistes, loin d’un déploiement industriel.

Lien vers l'article