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Intelligence artificielle : la ruée vers le marché obligataire

Rédigé par Daniel Varela, Chief Investment Officer | 11 juin 2026 09:02:17

Dans un article publié dans L'Agefi, Daniel Varela, Chief Investment Officer chez Piguet Galland, analyse les conséquences financières de l'essor de l'intelligence artificielle.

Pour financer leurs gigantesques investissements dans l'IA, près de 3500 milliards de dollars d'ici à 2030, les géants américains du numérique multiplient les émissions obligataires.

L'IA, une révolution technologique... et financière

L'intelligence artificielle est souvent présentée comme une révolution technologique. Elle est aussi en train de devenir un phénomène financier d'une ampleur rarement observée.

D'ici à 2030, les grands acteurs américains du numérique devraient lever près de 3500 milliards de dollars pour financer leurs investissements dans l'IA. Si une partie de ces besoins sera couverte par les marchés boursiers, l'essentiel proviendra du marché obligataire.

Une concurrence croissante pour les capitaux

Cette dynamique intervient alors que les besoins de financement des États continuent également d'augmenter.

Aux États-Unis, les émissions nettes de bons du Trésor devraient dépasser 2000 milliards de dollars cette année afin de financer des déficits persistants. En Europe, plusieurs centaines de milliards d'euros pourraient être mobilisés chaque année pour soutenir les investissements stratégiques, la transition énergétique ou encore les dépenses de défense.

Un véritable choc de financement semble ainsi se dessiner à l'échelle mondiale.

La Suisse comme source naturelle de capitaux

Dans ce contexte, la Suisse apparaît comme une source naturelle de financement.

Au cours des derniers mois, Alphabet et Amazon ont déjà levé près de 6 milliards de francs sur le marché obligataire suisse. Attirés par la profondeur de l'épargne institutionnelle helvétique, d'autres hyperscalers pourraient suivre.

Pour les investisseurs, ces signatures de premier ordre constituent une source de diversification bienvenue. Toutefois, une multiplication des émissions pourrait également exercer une pression haussière sur les rendements obligataires suisses, notamment sur les emprunts d'entreprises.

Retrouvez l’intervention complète de Daniel Varela dans L'Agefi