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La fin de l'argent gratuit : quel impact sur les investisseurs ?

Rédigé par Daniel Varela, Chief Investment Officer | 22 juil. 2026 05:00:00

Pendant plusieurs années, les marchés se sont habitués à évoluer dans un environnement marqué par des taux d'intérêt historiquement bas. Beaucoup anticipaient un retour rapide de cette situation avec le ralentissement de l'inflation.

Pourtant, le scénario évolue différemment.

Comme l'explique Daniel Varela, Chief Investment Officer chez Piguet Galland, les banques centrales adoptent désormais un discours plus prudent face aux risques géopolitiques, à la remontée des prix de l'énergie et aux besoins croissants de financement de l'économie mondiale.

Un changement qui dépasse les tensions actuelles

Au-delà des événements récents, plusieurs tendances de fond modifient durablement l'équilibre des marchés.

Les États doivent financer la transition énergétique, le développement des infrastructures ou encore les dépenses de défense. Parallèlement, les investissements massifs dans les infrastructures liées à l'intelligence artificielle mobilisent des capitaux considérables.

Dans ce contexte, le coût du capital retrouve progressivement un niveau plus élevé.

Comme le résume Daniel Varela :

« Nous passons d'une situation d'argent gratuit et abondant à une épargne plus rare et plus chère. »

La Suisse conserve des atouts

La Suisse bénéficie toutefois de fondamentaux solides. Une inflation contenue, un faible niveau d'endettement public ainsi qu'une importante capacité d'épargne des ménages et des caisses de pension limitent le risque d'une forte remontée des taux domestiques.

Cette situation permet à la Banque nationale suisse de conserver davantage de flexibilité que d'autres banques centrales.

Ce que cela signifie pour les investisseurs

Ce nouvel environnement ouvre également de nouvelles opportunités.

Les obligations de qualité retrouvent un intérêt qu'elles avaient progressivement perdu durant la période de taux très faibles. Elles offrent aujourd'hui des rendements réels plus attractifs sur plusieurs marchés internationaux et peuvent à nouveau jouer leur rôle de diversification dans les portefeuilles.

Dans le même temps, la sélection des émetteurs devient plus importante que jamais, les primes offertes sur les obligations les plus risquées restant particulièrement limitées.

Une nouvelle approche de l'investissement

Le retour de taux réels durablement positifs marque un changement de régime pour les marchés financiers.

Dans cet environnement, la construction d'un portefeuille équilibré, diversifié et adapté aux objectifs de chaque investisseur redevient un élément essentiel.

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