Du 13 au 19 avril 2026 se tiendra une nouvelle édition de la Patrouille des Glaciers, l’une des courses de ski-alpinisme les plus emblématiques au monde. Reliant Arolla à Verbier, cette traversée mythique de haute montagne exige endurance, préparation et un véritable esprit de cordée.
À cette occasion, plusieurs collaboratrices et collaborateurs relèveront le défi au sein de la Cordée Piguet Galland.
À travers une série de portraits, nous vous proposons de découvrir celles et ceux qui composent cette aventure humaine et sportive.
Première rencontre avec Simon Fumeaux, Compliance Officer chez Piguet Galland, pour qui la montagne fait partie intégrante de son équilibre.
La cordée Piguet Galland prendra le départ sur le parcours A, aussi appelé la petite patrouille, qui relie Arolla à Verbier. Un itinéraire déjà particulièrement exigeant et considéré comme un véritable exploit pour les équipes qui s’y engagent.
Pendant plusieurs jours, le village d’Arolla, niché dans le val d’Hérens, se transforme en véritable point de rencontre pour les patrouilles venues relever le défi.
Depuis ce départ alpin, les équipes progressent à travers un itinéraire spectaculaire qui les conduit successivement au col de Tsena Réfien, au Pas du Chat, à La Barma, puis vers la Rosablanche, avant de franchir le col de Momin et le col de la Chaux. Après ce long parcours d’altitude, les patrouilles rejoignent les Ruinettes, avant d’entamer la dernière descente vers Verbier.
Je m’appelle Simon, j’ai 31 ans et travaille en tant que Compliance Officer chez Piguet Galland. Concrètement, j’accompagne les différentes équipes sur les questions réglementaires et de gestion des risques.
Mon rôle consiste surtout à apporter de la clarté dans des sujets parfois complexes et à m’assurer que nous avançons dans le respect du cadre réglementaire. C’est un métier qui demande de la précision, mais aussi beaucoup d’échanges. J’apprécie justement cette dimension transversale.
La montagne fait partie de mon équilibre depuis toujours. Ayant grandi non loin d’Arolla, cette course a une résonance particulière pour moi.
Quand l’opportunité de participer avec la Cordée Piguet Galland s’est présentée, cela m’a semblé naturel : c’est une manière de relier un défi sportif à une aventure collective.
Au-delà du défi sportif, c’est surtout la préparation collective qui donne du sens à cette aventure.
Se retrouver régulièrement pour s’entraîner et progresser ensemble crée une vraie cohésion. On en profite pour mieux se connaître et aussi pour apprendre les uns des autres, chacun apporte son expérience, ses conseils, sa manière d’aborder l’effort.
Cette diversité est une réelle plus-value, car elle enrichit la dynamique du groupe.
Il m’inspire du respect, d’abord. Entre Arolla et Verbier, il y a quelque chose de très authentique : des paysages puissants, mais aussi des passages qui demandent de la concentration et de l’humilité.
Pour moi, c’est un tracé chargé de souvenirs, ce qui rend l’expérience encore plus particulière.
J’essaie de rester simple dans l’approche : de la régularité, du travail en montée, du ski-alpinisme dès que possible.
Je ne cherche pas à en faire trop, mais à être constant. Habitué aux formats longs, je sais que la dimension mentale est essentielle : accepter le rythme, gérer les passages plus difficiles et continuer à avancer, même quand les sensations ne sont pas idéales.
C’est un bon exercice d’équilibre.
Oui, assez naturellement.
En cordée, on avance ensemble, chacun avec ses responsabilités. Il faut de la confiance, de la communication et une attention constante aux autres.
Dans notre métier, c’est similaire : la relation se construit dans la durée, avec fiabilité et transparence. On ne cherche pas l’effet immédiat, mais la solidité dans le temps.
Je choisirais : avancer ensemble.
La performance compte bien sûr, mais c’est surtout la dynamique de groupe et la confiance partagée qui donnent du sens à l’aventure.