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Retraite : Dolce vita ou cauchemar ?

Rédigé par Vincent Arnal, Responsable solutions patrimoniales | 22 juin 2019 22:00:00

La Silver Economy

Il y a cinquante ans, l’espérance de vie des suisses atteignait en moyenne 72 ans. Aujourd’hui elle dépasse les 82 ans et s’allonge encore. Dans les années soixante, la vie de retraité durait donc 7 ans en moyenne. A présent, elle tend vers les 20 ans et laisse ainsi à ses pensionnaires un temps précieux pour profiter pleinement de leurs vieux jours.

 

« Dans les années soixante, la vie de retraité durait donc 7 ans en moyenne. A présent, elle tend vers les 20 ans […] »

Les options qui se présentent sont innombrables. Partir au soleil, parcourir le monde, se maintenir en forme, consacrer enfin du temps à ses proches, à sa famille et à ses amis, faire bénéficier de son expérience les jeunes générations, laisser éclater sa fibre artistique ou son envie d’entreprendre, s’engager dans des actions philanthropes. Toutes les pistes sont envisageables puisque la barrière du temps n’est plus vraiment un obstacle.

A 65 ans, on entre dans la force de l’âge. Selon une étude publiée récemment par l’Office fédéral du sport, un senior sur deux consacre plus de deux heures par semaine à une activité sportive. Libérée des contraintes professionnelles, la tranche des 65-74 ans, est d’ailleurs plus assidue aux exercices physiques que la tranche des 55-64 ans ! Cette vigueur retrouvée se reflète dans les modes de consommation de ceux que les grands cabinets de conseil englobent sous l’appellation de « silver economy ». Les 65-74 ans serait la tranche d’âge qui consacre le plus gros budget aux biens de consommation. En Suisse, pour le seul poste de la culture et des loisirs, cette tranche d’âge dépenserait en moyenne plus de 500 francs suisses par mois. 

 

Financer sa retraite et maintenir son niveau de rémunération

Dès lors qu’il est question de budget, il s’agit d’une manière ou d’une autre d’aborder le financement de la retraite et les différentes prestations qui lui sont associées. Le système d’assurances sociales qui prévaut aujourd’hui commence à dater. Il a été édicté à une époque où l’espérance de vie ne dépassait pas 65 ans. De nos jours, on travaille toujours pendant quarante ans et les années de retraite à financer se sont multipliées par quatre.

 

« Entre 45 et 54 ans, le revenu brut des ménages approche 12’500 francs suisses mensuels en moyenne. Après 65 ans, il chute à 6’900 francs suisses puis à 6’100 après 75 ans. »

 

Mais alors pourquoi s’inquiéter maintenant ?

Voici quelques chiffres qui laissent encore un peu plus songeurs. Entre 45 et 54 ans, le revenu brut des ménages approche 12’500 francs suisses mensuels en moyenne. Après 65 ans, il chute à 6’900 francs suisses puis à 6’100 après 75 ans. Il n’y a là rien de surprenant. Avec la baisse systématique des taux de conversion, un capital de prévoyance à hauteur d’un million de francs suisses ne produit plus aujourd’hui qu’une rente mensuelle légèrement inférieure à 4’000 francs suisses selon la caisse de pension choisie.

Commencer le plus tôt possible à préparer sa retraite avec de petits efforts réguliers permet d’éviter un grand choc le moment venu mais aussi de :

  • réduire l’assiette fiscale sur le revenu immédiatement et dans la durée.
  • anticiper les prochaines réformes réglementaires qui risquent de limiter les pistes d’optimisations actuelles.
  • protéger ses proches en cas de décès ou d’invalidité.
  • et surtout être plus serein en ayant un plan financier qui sert de feuille de route et permet de faire des ajustements en fonction des événements qui jalonnent votre vie.

 

Constituer un patrimoine en vue de la retraite

Au vu de ces paramètres, il devient clair que la retraite ne peut plus s’improviser comme c’était souvent le cas autrefois. Pour s’assurer de conditions optimales, une planification doit être anticipée beaucoup plus tôt, avec une stratégie claire axée sur la constitution de l’épargne à long terme et une gestion rigoureuse des allègements fiscaux. A cet égard, la prévoyance offre des solutions très avantageuses qui permettent à terme la création d’un capital substantiel.

 

Capital ou rente, patrimoine immobilier… Se poser les bonnes questions

S’il est effectué avec attention, ce travail de fond permet d’apporter plus sereinement des réponses aux questions fondamentales que la retraite ne manque pas de poser. L’une de ces questions porte sur le choix, au commencement de la retraite, entre la libération du capital de prévoyance et le versement de rentes. Quelle que soit la décision prise, elle a un impact direct, immédiat, sur la situation financière du retraité, sur son profil fiscal ainsi que sur la masse successorale qu’il destine à ses héritiers. Il est évident que ce choix entre capital et rente est d’autant plus facile à effectuer que les enveloppes de prévoyance sont conséquentes.

 

« La façon dont la retraite a été planifiée influence le patrimoine immobilier et sa conservation. »

 

La façon dont la retraite a été planifiée influence sur le patrimoine immobilier et sa conservation. Dans le cas où le financement de la résidence principale n’a pas été déterminé au moment de la retraite, il est indispensable de définir sa capacité maximale d’endettement, en fonction des règlements de l’institution qui a délivré le crédit hypothécaire. Pour aller à l’essentiel, les revenus bruts disponibles à la retraite, une fois couplés aux capitaux de réserve, doivent pouvoir garantir le service de la dette sans menacer la structure du patrimoine, quitte à envisager un amortissement pour limiter les charges.

 

Une planification toujours plus complexe… mais qui offre des résultats

Dans la mesure où elle s’étend sur une période toujours plus longue, on comprend que la retraite réclame un traitement toujours plus sophistiqué et toujours plus technique. Les domaines d’expertise dont elle dépend sont devenus au fil du temps de plus en plus denses. Pour profiter pleinement de sa retraite aujourd’hui, il faut savoir aussi en devenir le bon gestionnaire. Pour peu que ce travail soit mené efficacement, il s’avère gratifiant.

 

Piguet Galland accompagne ses clients dans l’organisation de leur épargne afin de préserver leur stratégie initiale, indépendamment des aléas de la vie et profiter ainsi, de ce nouveau départ qu’est la retraite.