Le Conseil fédéral a décidé de relever le taux d’intérêt minimal de la prévoyance professionnelle de 1,25 % à 2 % dès le 1er janvier 2027. Une hausse significative, rendue possible notamment par la bonne santé financière des institutions de prévoyance et l’évolution favorable des marchés ces dernières années.
Le taux d’intérêt minimal LPP détermine la rémunération minimale appliquée aux avoirs de vieillesse relevant de la partie obligatoire du 2e pilier. Fixé à 1,25 % en 2026, il passera ainsi à 2 % en 2027.
Cette décision du Conseil fédéral va au-delà de la recommandation formulée par la Commission fédérale de la prévoyance professionnelle, qui s’était prononcée en faveur d’un taux de 1,75 %.
Pour les assurés, cette hausse signifie que la partie obligatoire de leur avoir de vieillesse bénéficiera d’une rémunération minimale plus élevée en 2027, contribuant ainsi à renforcer progressivement leur capital de prévoyance.
Cette décision intervient dans un contexte particulièrement favorable pour les institutions de prévoyance suisses.
Selon les estimations de l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS), leur rendement moyen a atteint 6,1 % en 2025 et 5,4 % entre janvier et fin août 2026. Leur situation financière s’est également renforcée : à fin août 2026, le taux de couverture moyen des institutions de prévoyance sans garantie étatique était estimé à 122,5 %.
Plusieurs classes d’actifs ont contribué à cette évolution. Les marchés actions ont notamment enregistré de bonnes performances, tandis que l’immobilier a poursuivi son évolution positive. Parallèlement, le rendement des obligations de la Confédération à dix ans est passé de 0,33 % fin 2025 à 0,59 % fin septembre 2026.
Cette situation permet aujourd’hui aux institutions de prévoyance de disposer, en moyenne, de réserves suffisantes pour faire face à leurs engagements et justifie, selon le Conseil fédéral, une hausse significative du taux minimal.
Le relèvement du taux minimal constitue une évolution favorable pour les assurés, mais il ne représente qu’un élément parmi d’autres dans la constitution d’un patrimoine de prévoyance.
Il est également important de rappeler que ce taux concerne uniquement les avoirs relevant du régime obligatoire LPP. Selon la structure de la caisse de pension et sa situation financière, la rémunération effective de l’ensemble des avoirs de prévoyance peut différer.
La prévoyance professionnelle doit par ailleurs être considérée dans une perspective plus large, aux côtés de l’AVS, de la prévoyance individuelle et du patrimoine privé. Comprendre leur articulation permet d’anticiper plus précisément ses revenus futurs et, lorsque cela est nécessaire, de mettre en place suffisamment tôt des solutions complémentaires.
Chez Piguet Galland, nos spécialistes en planification financière accompagnent nos clients dans cette réflexion afin d’intégrer la prévoyance à une vision globale et à long terme de leur patrimoine.
Lien vers le communiqué de presse du Conseil fédéral