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Point sur les marchés – 14 mars 2022

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine !

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L'essentiel

Les ventes au détail de la zone euro ont progressé moins vite que prévu en janvier (+0.2% contre +1.3% attendu). La raison est sans doute liée à la forte hausse du prix du pétrole et des produits alimentaires qui commence à impacter le consommateur. Sur une année, les ventes au détail affichent une augmentation de +7.8%.

Le nickel est la dernière victime en date de l’invasion ukrainienne. La flambée du cours de ce métal a causé un « short squeeze » épique, avec une progression de plus de 300% avant la suspension de sa cotation le 8 mars. La bourse des métaux de Londres (LME) tente depuis de dénouer la situation avant de rouvrir ce marché.

La panique s’est de nouveau installée pour les sociétés chinoises cotées aux Etats-Unis. Une annonce procédurale et attendue du régulateur américain sur une potentielle radiation a déclenché une forte correction sur des marchés déjà secoués par les tensions en Ukraine et le confinement de plusieurs grandes villes en Chine. Pour rappel, l’impact d’une radiation de titres cotés en parallèle à la bourse de Hong-Kong est limité et n’interviendra pas avant 2024.

Christine Lagarde, inspirée plus par Trichet que par Draghi ?

Les incertitudes qui entourent la crise ukrainienne trouvent peu d’écho auprès des grandes banques centrales pour l’instant. La prudence est certes de mise quand il s’agit de parler de l’impact sur la croissance économique. Tous les grands argentiers reconnaissent que la guerre a passablement dégradé les perspectives conjoncturelles dans le monde, mais à priori pas suffisamment pour remettre en question la normalisation attendue des politiques monétaires. La Réserve fédérale américaine (Fed) se réunit cette semaine et tout laisse penser qu’une première hausse de taux sera actée. La prudence incitera peut-être la Fed à ne dégainer qu’un relèvement de 0.25% (contre 0.50% anticipé il y a quelques semaines), mais d’autres tours de vis sont attendus dans les prochains mois. Malgré la détérioration du contexte géopolitique, fermer le robinet du crédit aux Etats-Unis semble justifié en raison du fort dérapage de l’inflation domestique. Car le risque d’apparition d’une spirale négative de hausse auto-entretenue des prix et des salaires n’a pas été aussi élevé depuis des décennies outre-Atlantique. En revanche, le ton assez sévère adopté par la Banque Centrale Européenne (BCE) la semaine dernière nous laisse perplexes. La présidente de la BCE Madame Lagarde a en effet clairement ouvert la voie à des hausses de taux d’ici la fin de l’année. Et ceci en dépit des risques qui planent au-dessus de l’économie du Vieux Continent. La guerre en Ukraine, si elle se prolonge, ne manquera en effet pas d’affecter le climat des affaires et le moral des ménages. Une détérioration supplémentaire de la situation géopolitique, à l’instar d’une coupure du flux de gaz russe en direction de l’Europe, pourrait d’ailleurs accentuer le risque de récession sur le Vieux Continent. Cela prouve une fois de plus que la BCE a de la peine à se débarrasser du carcan dogmatique imposé par une politique prioritairement axée sur la lutte contre l’inflation. On ne peut évidemment pas s’empêcher de penser à l’été 2008 lorsque Jean-Claude Trichet, président de la BCE de l’époque, décidait de monter les taux en pleine crise financière afin de s’attaquer au problème d’inflation provoqué déjà par l’envolée des cours du pétrole. Tout en surveillant d’éventuelles avancées diplomatiques, nous considérons que le durcissement monétaire des banques centrales, le dérapage des prix de l’énergie et les risques économiques provoqués par les tensions géopolitiques justifient pour l’instant une plus grande prudence à l’égard des actions.

 

Suisse : cap sur les défensives !

Alors que nous annoncions la semaine passée une réduction de notre exposition aux actions, la Suisse reste une des seules régions sur lesquelles nous recommandons de rester surpondéré dans notre allocation d’actifs.

Il est vrai que les indices domestiques ont montré une grande résilience dans cette période d’incertitude géopolitique. Depuis le début du conflit ukrainien, le 24 février dernier, l’indice SPI a largement devancé l’Euro Stoxx 50 en francs suisses, déclinant d’à peine 2,5% contre une baisse de plus de 8% pour l’indice des grandes valeurs européennes. Le marché helvétique a pleinement joué son rôle de « marché refuge » dans un contexte de fuite vers la qualité. En outre, la force du franc a également récompensé les investisseurs par rapport à la monnaie unique européenne.

La visibilité à court terme demeure réduite. La situation en Ukraine semble pouvoir durer encore de longues semaines, ce qui devrait entretenir la volatilité sur les bourses et ainsi continuer de favoriser les titres suisses. En particulier, les grosses capitalisations, par nature plus défensives, tirent spécialement leur épingle du jeu. Dans notre choix de titres, nous mettons à court terme l’accent sur les grandes valeurs défensives, qui fournissent la visibilité et la stabilité nécessaire à traverser les turbulences de marché actuelles. Il ne faut cependant pas négliger complètement les petites valeurs, qui souffrent aujourd’hui mais qui devraient à plus long terme continuer de profiter de la robustesse de l’économie mondiale.

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