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Point sur les marchés – 15 avril 2019

Que s’est-il passé sur les marchés cette dernière semaine ?

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L'essentiel

Les rebondissements sur le Brexit se poursuivent : devant l’incapacité du parlement britannique à trouver une solution, les européens ont validé un nouveau report  au 31 octobre. L’absence de réaction des marchés financiers indique que cette issue était anticipée.

Aux Etats-Unis, les entreprises sont sur le point de publier les résultats du premier trimestre. Alors que le consensus anticipe une contraction de 3% des bénéfices par rapport à l’an passé, nous sommes plus confiants. Les attentes modérées des investisseurs pourraient conduire à des surprises positives, permettant ainsi aux indices boursiers américains d’atteindre de nouveaux records.

L’inversion de la courbe des taux américaine à fin mars avait renforcé les craintes d’une récession aux Etats-Unis et provoqué un plongeon des taux longs sur les meilleurs gouvernements. Cette crainte était largement surfaite. Depuis, les taux à 10 ans ont rebondi au-dessus du seuil de 2.5% aux USA, sont repassés en territoire légèrement positif en Allemagne et s’inscrivent désormais à -0.25% en Suisse contre un plus bas récent de -0.45% le 27 mars dernier.

La guerre des monnaies se prolonge

Tandis que l’économie mondiale traverse un trou d’air et que l’inflation recule à nouveau, les grands argentiers semblent s’adonner à leur jeu préféré de ces dernières années, celui de la patate chaude. Personne en effet ne souhaite voir sa monnaie s’apprécier au risque de pénaliser sa propre économie et d’importer une part de la désinflation globale. Cette guerre des monnaies qui ne dit pas son nom a été déclenchée par les Etats-Unis en réaction à la crise des subprimes de 2008. A l’époque, tous les moyens étaient bons pour s’extirper des griffes de la déflation et échapper à la menace d’une dépression, y compris l’arme de la dévaluation. Les autres grands blocs économiques n’allaient pas tarder à emboîter le pas, à commencer par le Japon et l’Europe. Depuis, la tentation est grande d’orienter sa monnaie à la baisse à chaque ralentissement prononcé des chiffres de l’inflation. Alors que l’on se préparait à une normalisation longtemps reportée, les politiques monétaires prennent un nouveau virage accommodant dernièrement. Après quelques atermoiements, Jerome Powell, le président de la Fed, s’est résolu à reconnaître que la hausse des taux était sans doute terminée. De son côté, la BCE a annoncé être prête à prolonger les politiques ultra-agressives menées ces dernières années, à l’instar d’un nouveau plan de prêts à taux zéro pour le secteur bancaire dès cet automne. En Suisse, lors de la récente révision à la baisse de ses prévisions de croissance et d’inflation, la BNS indique se baser sur l’hypothèse d’un taux Libor restant proche de -0,75% pour les trois prochaines années et n’écarte pas la possibilité de nouvelles interventions sur le marché des changes. A bon entendeur, salut ! Seule la Banque du Japon manque étrangement à l’appel en ce début d’année. Mais on peut s’attendre à de nouvelles initiatives de sa part pour garder le yen sous contrôle. Dans ce contexte, les monnaies périphériques et émergentes conservent les meilleures perspectives d’appréciation. En revanche, pour des portefeuilles basés en euro et en franc, la couverture du risque de change contre le dollar reste extrêmement chère. En l’occurrence, elle pourrait se révéler superflue si notre scénario d’équilibre piloté entre les grandes monnaies s’avère correct… à condition que Donald Trump ne s’en prenne pas à nouveau aux prétendus « manipulateurs de devises ».

Europe : les investisseurs américains à la rescousse !

Le rebond spectaculaire des bourses depuis le début de l’année a plus que compensé l’effondrement du 4ème trimestre. Malgré cet important mouvement de hausse, les sorties de fonds se sont poursuivies, ce qui suggère que bon nombre d’investisseurs sont restés à l’écart du rallye. Ce manque de participation s’explique sans doute par la dégradation économique et les incertitudes liées au Brexit. A relever que le sentiment a rarement été aussi pessimiste : selon Merrill Lynch, la thématique d’une poursuite de la sous-performance des bourses européennes est d’ailleurs celle sur laquelle les investisseurs misent le plus. D’ailleurs, les sorties de fonds cumulés ont retrouvé leurs niveaux de 2012, soit au plus fort de la crise de la zone euro. C’est dans ce genre de contexte que les opportunités apparaissent. Un élément vient confirmer cela : les flux en provenance des américains (considérés comme des investisseurs sophistiqués) sont devenus positifs début avril. Si ce mouvement se poursuit, ce serait un soutien important pour les bourses de la région. Or, avec les maigres revenus générés par les placements obligataires et le retour à des perspectives économiques plus modérées, la recherche de rendement devient primordiale. Dans ce contexte, les bourses européennes ont une carte à jouer : le rendement sur dividende est le plus élevé au plan mondial (3,8%) et il affiche le plus large écart avec les taux obligataires.

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