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Point sur les marchés – 2 septembre 2019

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine !

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L’essentiel

Aux Etats-Unis, les indices de confiance du consommateur ne montrent aucun fléchissement pour le mois d’août et ce malgré l’intensification de la guerre commerciale avec la Chine ou le ralentissement de l’activité manufacturière. Une situation de quasi plein emploi, des salaires en progression et des conditions financières accommodantes expliquent en grande partie ce phénomène.

Au Royaume-Uni, les probabilités d’un non-accord ont augmenté, notamment depuis que le premier ministre a annoncé la suspension du Parlement dès la seconde semaine de septembre jusqu’au 14 octobre, dans le but de réduire les débats au sujet d’une sortie sans accord. Dans ce contexte la livre a plutôt bien résisté.

En Italie, M. Conte a accepté un nouveau mandat pour former un gouvernement constitué du Mouvement 5 étoiles et du Parti Démocrate. Cette diminution des incertitudes politiques et l’espoir de nouvelles mesures de la Banque Centrale Européenne a mené à une détente des rendements italiens, ce qui devrait être un soutien pour la croissance.

 

 

L’exceptionnel devenu normalité

Lorsque la Banque Nationale Suisse décide d’instaurer des taux négatifs de -0.75% en janvier 2015, la plupart des observateurs juge cette mesure comme temporaire. Après l’abandon de la politique de plancher sur l’euro, il était primordial pour la BNS de rendre les conditions de placement très dissuasives sur le franc pour en éviter une appréciation qui aurait été douloureuse pour l’industrie d’exportation helvétique.

Avec le recul, cet objectif peut être considéré comme atteint. Après une envolée initiale vertigineuse, le franc est en effet parvenu à se stabiliser à un niveau supportable pour l’économie suisse. Mais la pression haussière sur le franc n’a pas disparu. Elle réapparaît au moindre signe de fragilité de l’économie mondiale et de tension sur la scène politique internationale. D’ailleurs, sans les interventions de la BNS sur le marché des changes, le franc se serait renforcé malgré tout. Plus de quatre ans ont passé depuis cette annonce choc et les taux négatifs semblent appelés à perdurer en Suisse. Car cette situation exceptionnelle a eu tendance à se généraliser à l’échelle internationale.

De nombreux pays vivent sous un régime de taux négatifs, à commencer par nos voisins et partenaires commerciaux de la zone euro.De plus, une nouvelle phase de relance monétaire est en cours. La Banque Centrale Européenne a laissé entendre que son taux de référence pourrait s’enfoncer encore plus en territoire négatif et qu’un nouveau recours à la planche à billets n’est pas exclu. Ailleurs, d’autres banques centrales ont déjà bougé, à l’exemple de la Réserve fédérale américaine qui a déjà coupé ses taux. La BNS pourrait donc devoir encore baisser ses taux. Alors que l’économie mondiale ralentit et que l’inflation reste très basse à l’échelle mondiale, les marchés obligataires semblent d’avis que ce contexte de taux négatifs est devenu la nouvelle normalité. Ils concernent un nombre grandissant d’emprunts souverains y compris sur des échéances très longues et pas seulement en Suisse ou en Allemagne. Et les rendements négatifs ne sont plus réservés aux débiteurs les plus sûrs. Ils concernent également de nombreux emprunts de qualité moindre parfois même émis par des sociétés.

Aujourd’hui, le total des obligations présentant un rendement négatif approche le montant record de 17’000 milliards. Une situation qui incite les investisseurs à se tourner vers des placements plus rémunérateurs comme les actions dont on redécouvre l’attrait du rendement sur dividende quitte à en oublier le risque intrinsèque plus élevé, temporairement du moins.

Allemagne : sera-t-elle obligée de passer par la relance budgétaire ?

Le statut de bon élève de la première économie de la zone euro est en train de sérieusement vaciller. En effet, les craintes d’une prochaine récession en Allemagne ont animé les marchés ces dernières semaines à la suite de statistiques décevantes. Avec un recul de 0.1% du PIB, l’économie allemande s’est contractée au printemps affichant ainsi un deuxième recul sur les quatre derniers trimestres. De plus, les indicateurs avancés sur le climat des affaires continuent à piquer du nez, laissant présager que le prochain trimestre ne sera pas meilleur.

Les raisons principales sont la chute significative des exportations et du secteur manufacturier, moteurs traditionnels de l’économie allemande, qui sont touchés par l’escalade du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine, ainsi que par le ralentissement de la demande domestique chinoise. Pour le moment la demande intérieure se porte bien, mais les risques que cette récession de l’industrie se propage au reste de l’économie ont augmenté. La situation doit être suffisamment préoccupante pour que le gouvernement songe à lâcher son principe d’équilibre budgétaire et envisage le recours à des mesures de relance fiscale. Or après plusieurs années de gros excédents budgétaires, l’Allemagne est sans doute le seul pays dans la zone euro qui dispose de la marge de manœuvre nécessaire. De plus le contexte s’y prête car le gouvernement peut emprunter à des taux négatifs.  Dans un tel scénario, les sociétés ayant une forte exposition domestique seraient sans doute celles à privilégier.

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