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Point sur les marchés – 6 avril 2020

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine !

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L'essentiel

Le pétrole a fortement rebondi à la suite de nouvelles qui laissent espérer une réduction importante de la production. Fondamentalement, une telle diminution permettrait seulement de ralentir l’augmentation de stocks. Nous sommes d’avis que les prix vont rester très volatils, avec un plafond vers 35$, soit le coût moyen d’extraction du pétrole de schiste.

Malgré une stabilisation de l’épidémie, le rebond impressionnant du climat des affaires (PMI manufacturier) chinois en mars ne devrait être que temporaire. Alors que le sondage indique un retour au niveau d’expansion à 52 par rapport au creux historique de 35,7 en février, une faiblesse des exportations est attendue, malgré les dernières mesures de soutien annoncées par les autorités (réduction du taux de réserves obligatoires).

Les chiffres de l’emploi continuent de se dégrader aux Etats-Unis. Les 6 millions d’inscriptions hebdomadaires au chômage de la semaine passée ont fait écho aux 700’000 postes détruits au mois de mars dans le pays. Si une partie des employés retrouveront rapidement leur poste une fois la crise passée, une hausse substantielle du chômage est tout de même probable.

Gros trou d’air économique, mais lueur d’espoir sanitaire

Depuis l’apparition du coronavirus en Europe, il n’a fallu que quelques semaines pour que la crise sanitaire ne se transforme en crise économique. Les mesures de confinement drastiques décidées par la plupart des pays afin de soulager leurs systèmes de santé menacés d’effondrement ont plongé l’économie mondiale dans un état proche de la paralysie. Cette situation totalement inédite a eu de profondes répercussions au plan financier et nécessité une réaction rapide et puissante de la part des autorités. Les politiques de relance massive adoptées par de nombreux gouvernements en Europe, aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde, de même que les interventions de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Réserve fédérale américaine (Fed), devraient cependant permettre d’éviter que le choc exogène induit par la pandémie ne se transforme en crise économique structurelle, voire en crise financière. Les actions décisives des banques centrales commencent à produire des résultats, notamment du côté des marchés obligataires, où des tensions se faisaient sentir. Sur le plan sanitaire, on voit également apparaître les premiers effets des mesures prises par les autorités. Le pic de l’épidémie se profile en Europe, les nouveaux cas de contagion reculant dans la plupart des pays, à commencer par l’Italie, qui paie à ce jour le plus lourd tribut au Covid-19. Cette tendance est rassurante et laisse penser que les Etats-Unis – première puissance mondiale – pourraient eux aussi aborder une inflexion mais avec un certain décalage, autrement dit dans le courant du mois d’avril. Si l’économie mondiale est aujourd’hui à l’arrêt, un redémarrage progressif de l’activité reste le scénario le plus probable. Et à moins d’une deuxième vague de contamination plus tard dans l’année, l’accélération économique pourrait même être assez forte dans les derniers mois de 2020 et durant l’année 2021, vu l’ampleur des stimuli débloqués au sein des pays industrialisés. Ces développements favorables nous amènent à penser que le pire de la correction des actions est derrière, même si, à court terme, les bourses pourraient rester en proie à la volatilité. Nous avons d’ailleurs opté récemment pour un rééquilibrage des portefeuilles en faveur des actions, afin de revenir à nos allocations tactiques. Si le reflux de l’épidémie se confirme à l’échelle mondiale et si nos prévisions économiques positives se vérifient, nous pourrions même renforcer la pondération des actifs qui ont le plus souffert et dont les valorisations ont le plus gagné en attractivité. Les actions en font partie, tout comme les obligations de débiteurs de moindre qualité.

Suisse : L’armoire à pharmacie

Alors que l’économie suisse voit surgir la menace d’une récession en 2020, les indices boursiers domestiques font néanmoins preuve d’une bonne résistance.

Certes, les perspectives de croissance du PIB helvétique sont peu réjouissantes pour 2020 : le centre de recherches conjoncturelles (KOF) prévoit une contraction de l’activité de 1% à 4%, selon le scénario envisagé quant à l’évolution de la pandémie. Mais ces chiffres se démarquent positivement des estimations faites pour d’autres régions du monde. Car bien que l’économie suisse soit tournée vers l’exportation et donc dépendante de la con-
joncture mondiale, elle reste extrêmement résiliente, et l’est même encore plus que lors de la crise financière de 2008. Depuis cette époque, le poids de la pharma, secteur relativement immunisé face aux aléas conjoncturels, n’a cessé de s’accroître dans les exportations du pays.

Si les entreprises du luxe vont souffrir de cette récession, d’autres devraient traverser la tempête sans subir trop de dommages. Tel pourrait notamment être le cas de sociétés issues des secteurs de la construction, des technologies médicales ou encore de l’informatique qui, une fois la vague passée, seront capables de récupérer une bonne part des revenus perdus
durant la période de confinement.

Par le passé, la « cherté » des actions suisses nous a incités à une certaine prudence à l’égard de ce marché, mais les valorisations se sont largement normalisées en comparaison des indices mondiaux. Une fois que l’évolution du coronavirus en Europe et l’impact des mesures prises pour endiguer la pandémie offriront une meilleure visibilité, nous pourrons envisager plus sereinement de renforcer notre exposition à la cote helvétique.

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