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Point sur les marchés – 10 mai 2021

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine !

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L’essentiel

Aux Etats-Unis, les chiffres de l’emploi pour le mois d’avril ont surpris par leur faiblesse. Alors que les économistes tablaient sur un million de nouveaux emplois, ce ne sont que 218’000 postes qui ont été créés. Le taux de chômage a légèrement rebondi à 6,1%. Cette publication contraste avec des indicateurs économiques qui demeurent bien orientés. Ces données pourraient être révisées positivement et il est prématuré d’annoncer une stagnation du marché de l’emploi.

L’indice des directeurs d’achat pour les services en Chine continue de s’améliorer et s’est établi à 56,3 en avril. Les données récoltées pendant la semaine de vacances du 1er mai (Golden Week) confirment le rattrapage de la demande refoulée : le nombre de visites touristiques à l’intérieur du pays est revenu à des niveaux pré-pandémiques, même si une ouverture des frontières n’est pas prévue avant 2022.

Sans surprise, les indépendantistes ont remporté les élections parlementaires en Ecosse. En raison de l’opposition de M. Boris Johnson à un nouveau référendum sur l’indépendance et le fait que le parti nationaliste n’a pas obtenu la majorité absolue, les risques d’un vote imminent se sont éloignés. Bien que la livre sterling ait salué cette nouvelle, les incertitudes politiques vont perdurer sur le moyen terme.

Des banquiers centraux commencent à quitter le terrain de jeu

Les lignes commencent à bouger dans le petit cercle des grands argentiers. Il y a encore quelques semaines, la quasi-totalité des banques centrales de la planète gardaient le pied à fond sur l’accélérateur de la politique monétaire, à l’exception notable de la Chine qui profite d’un redressement précoce de son économie. Après de longs mois de confinement partiel ou total, le but reste d’accompagner la réouverture économique quitte à tolérer un dérapage temporaire de l’inflation. Mais la progression réjouissante des campagnes de vaccination dans les pays riches, le redressement spectaculaire de certains indicateurs économiques et l’apparition de quelques goulets d’étranglement dans les circuits d’approvisionnement de certains matériaux ou composants ont commencé à éveiller quelques craintes de surchauffe.

Il y a trois semaines, la Banque du Canada a la première annoncé un début de normalisation de sa politique. La semaine dernière, c’était au tour de la Banque d’Angleterre de sauter le pas. Dans les deux cas, il n’est pas question de monter les taux de référence qui resteront sans doute au plancher encore un certain temps. Mais ces banques centrales jugent qu’il est temps de commencer à réduire les importantes injections de liquidités dont elles abreuvent leurs économies et systèmes financiers depuis plus d’un an.

Pourtant, réduire la perfusion ne veut pas forcément dire la stopper totalement, puisque dans le cas du Royaume-Uni, il est question de réduire d’un milliard de livres (à GBP 3.4 mias) les achats d’actifs hebdomadaires par la Banque d’Angleterre. Ce changement de cap très marginal est surtout important en raison du signal qu’envoient les banques centrales britannique et canadienne. 

Alors que la crise sanitaire est bientôt derrière nous, du moins en ce qui concerne les pays développés, il faut désormais se préparer à un retour à la normale des politiques monétaires et à la fin de l’argent facile. On doit dès lors s’attendre à ce que d’autres banquiers centraux s’engouffrent dans cette brèche dans les prochains mois. Et le traditionnel rendez-vous des grands argentiers du monde à Jackson Hole à la fin août sera peut-être l’occasion d’acter la fin des politiques d’urgence et de préparer le début d’un nouveau cycle de politique monétaire au niveau mondial. 

D’ici-là, les investisseurs guetteront en priorité les réunions et discours émanant des deux banques centrales qui pèsent le plus sur les destinées des marchés financiers, à savoir la Réserve fédérale américaine et la Banque Centrale Européenne.

La décarbonation : des investissements sur 30 ans

Le Président Biden a récemment doublé l’objectif américain de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Contrairement aux pressions exercées sur les géants de la technologique aux Etats-Unis ou en Chine, les dernières mesures annoncées par les gouvernements à travers le monde sont davantage en faveur des sociétés contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique. Dans le même temps, les fonds durables continuent de susciter l’intérêt des investisseurs. Avec un afflux record de 120 milliards d’euros au premier trimestre 2021, cela représente une hausse de 18% et plus de la moitié du total des flux de fonds européens.

Comment expliquer alors la récente sous-performance de cette thématique par rapport à l’indice boursier mondial ? La rotation sectorielle induite par la hausse des taux d’intérêt américains a joué un rôle important, compte tenu de l’absence d’exposition cyclique à des secteurs comme la finance ou l’énergie dans ces portefeuilles thématiques. 

Si cette sous-performance a pu réduire le niveau d’optimisme, elle a également créé un nouveau point d’entrée sur ce thème en termes d’investissement. La thématique de la décarbonation reste l’une des tendances structurelles les plus concrètes, bénéficiant d’une bonne visibilité sur les soutiens réglementaires durant les trois prochaines décennies, compte tenu notamment des engagements et des objectifs fixés pour 2050. A noter que le climat reste l’un des rares sujets sur lesquels les Etats-Unis sont en accord avec la Chine.

La récente volatilité a par ailleurs renforcé l’importance de la diversification. Un portefeuille exposé aux différentes solutions de décarbonation permettra d’éviter les bulles d’optimisme excessif à court terme, comme observé dernièrement sur certains titres dans l’éolien ou l’hydrogène, et de maintenir un investissement dans cette thématique à travers différents cycles de marché. 

Pour approfondir

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