Point sur les marchés – 11 décembre 2017

Point sur l’actualité économique de la semaine

Coucher de soleil en Suisse

L'essentiel

La revue de 2017

Japon

La bourse nippone a eu une bonne année grâce à une croissance de bénéfices plus importante qu’attendue, d’un environnement économique porteur mais aussi d’une visibilité plus importante sur la politique puisque M. Abe a été confirmé au poste de premier ministre. Cette confirmation a rassuré les investisseurs quant au maintien du programme monétaire de la banque du Japon.

Bien que la bourse ait connu quelques frayeurs avec les gesticulations de son voisin Nord-Coréen, les actions japonaises ont été menées par le secteur de la technologie qui a progressé de plus de 35% depuis le début de l’année.

Parmi les secteurs « majeurs », ce sont les financières qui ont le plus déçu en affichant une sous-performance de plus de 14% par rapport à l’indice du marché. Il nous semble que leur progression médiocre est à l’image de l’inflation qui n’arrive pas à se reprendre.

Aujourd’hui, cette absence de hausse des prix n’est pas synonyme d’une économie anémique et le taux de chômage historiquement bas en est certainement une bonne illustration. Ce phénomène a été effectivement bien compris par la bourse qui montre de bonnes progressions dans les secteurs industriels, des matériaux et celui de l’énergie qui a également bénéficié de la bonne tenue du pétrole.

Finalement, la fermeté du JPY contre le dollar n’a pas réellement influencé le comportement des investisseurs qui ont préféré se concentrer sur la reprise économique domestique plutôt que sur le commerce international.

Marchés émergents

Après plusieurs années de sous-performance des marchés émergents par rapport aux bourses des pays développés, 2017 marque enfin un renversement. En réalité, les marchés en voie de développement ont commencé à se redresser en 2016, mais l’élection de M. Trump avec sa rhétorique de protectionnisme et de sanctions ont pesé sur le sentiment fin 2016. Les raisons de la surperformance actuelle sont multiples à commencer avec l’environnement économique favorable combinant une croissance modérée, portée par quasiment toutes les zones du monde, l’absence de pressions inflationnistes notoires et des banques centrales qui maintiennent une politique monétaire très accommodante. Par conséquent, les bénéfices des sociétés rebondissent nettement et les analystes ont revu à la hausse leurs estimations tout au long de l’année – phénomène peu habituel. Les investisseurs internationaux ont donc été encouragés à augmenter leurs positions d’autant plus que celles-ci étaient souvent très faibles. Finalement, les mesures de valorisation parlaient clairement en faveur des marchés émergents. Les incertitudes politiques n’ont finalement eu que peu d’impact que ce soit la situation en Corée du Nord, l’environnement toujours peu stable au Moyen Orient ou en Afrique. Si à l’intérieur de l’ensemble hétéroclite des Emergents, plusieurs pays de l’Asie se distinguent, c’est aussi à cause de leur forte proportion de valeurs internet / technologiques / commerce en ligne, qui ont été les vedettes incontestables de cette année.

Janet Yellen : un dernier tour (de vis) et puis s’en va !

La Réserve fédérale américaine devrait à nouveau monter ses taux cette semaine. L’inflation reste pourtant largement sous contrôle, comme en témoignent des salaires horaires qui peinent à accélérer malgré un taux de chômage au plus bas depuis plus de quinze ans. Des débats internes semblent d’ailleurs se poursuivre sur cette absence d’inflation. Mais contrairement à d’autres banques centrales, la politique monétaire de la Fed vise un double objectif, à savoir l’inflation mais également la croissance. Par le passé, elle a souvent choisi de
délibérément fermer les yeux sur une inflation trop élevée lorsque la croissance n’était pas au rendez-vous. Aujourd’hui, alors que les pressions inflationnistes semblent largement absentes, elle justifie ses hausses de taux par le dynamisme économique des Etats-Unis. Le pays continue en effet de créer de nombreux postes de travail et s’approche d’une situation proche du plein emploi. Les tours de vis de la Fed laissent le marché obligataire de marbre à en juger la stabilité des rendements à 10 ans américains qui se maintiennent en-dessous de 2.5% depuis mi-mars. Pour l’instant, l’aplatissement de la courbe des taux ne pèse pas trop sur les financières qui ont continué de porter la bourse américaine la semaine dernière. De nouveaux sommets historiques semblent en vue au moment où les valeurs technologiques semblent à nouveau vouloir participer à la hausse après une brève phase de consolidation. Les investisseurs apprécient décidément beaucoup ce contexte de croissance soutenue sans inflation.

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