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Point sur les marchés – 12 avril 2021

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine !

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L’essentiel

La production industrielle en Allemagne et en France a contre toute attente affiché une contraction en février. Ceci est à mettre en lien avec les mesures de confinement qui ont pesé sur l’activité économique. Au vu de l’amélioration de la confiance des entreprises et des carnets de commandes, l’activité manufacturière devrait prochainement renouer avec la croissance.

Grâce à une campagne de vaccination rapide et efficace, le Royaume-Uni a franchi une nouvelle étape dans son déconfinement avec la réouverture de tous les magasins et les terrasses des restaurants.  Cette réouverture est cruciale pour l’économie, une des plus durement touchées par le Covid-19 en Europe. D’autres secteurs, comme les lignes aériennes notamment à bas coûts, seront les prochains à en bénéficier.

Les fonds alternatifs se sont à nouveau bien comportés en mars grâce à des gérants qui ont en moyenne réussi à capter les différentes rotations sectorielles sur les bourses. Ces fonds affichent une hausse d’environ 4% sur l’année, en ligne avec l’indice des bourses mondiales et très largement au-dessus de la performance des marchés obligataires.

Etats-Unis : Comme un air de printemps économique

Qui aurait cru, en mars 2020, au moment où la panique liée à la pandémie de coronavirus s’emparait des marchés, que douze mois plus tard, la principale crainte des investisseurs serait une surchauffe de l’économie américaine ?

Au fil des différentes vagues de contamination, les programmes d’aide successifs destinés aux ménages américains ont en effet permis aux consommateurs d’accumuler une épargne qui atteint aujourd’hui des niveaux inédits depuis la Seconde Guerre mondiale. En toute logique, la réouverture totale de l’économie domestique, après plus d’un an de privations, devrait s’accompagner d’une explosion des dépenses de consommation.

Le retour à la normale tant espéré est maintenant en vue. Le président Biden l’anticipe pour la date éminemment symbolique du 4 juillet. De fait, la campagne de vaccination en cours sur tout le territoire dépasse largement les objectifs fixés au début du mandat de la nouvelle administration. Ce succès, qui contraste avec les résultats obtenus dans les autres régions du monde, permet à présent d’exclure une nouvelle vague de restrictions qui viendrait enrayer une reprise économique sans cesse revue à la hausse par les économistes. Ces derniers tablent actuellement sur une progression du PIB de près de 8% pour 2021, prévision qui pourrait même s’avérer trop prudente.

Cependant, cette croissance hors norme fait craindre une surchauffe de l’économie, qui s’accompagnerait forcément d’une flambée de l’inflation. Les préoccupations des investisseurs expliquent à la fois le net rebond des taux d’intérêt américains à 10 ans, qui s’est encore accentué au cours du premier trimestre, et le regain de volatilité qui a suivi sur les marchés. Il faut néanmoins noter qu’historiquement, ni une remontée rapide des taux, ni une inflation entre 2% et 3% n’ont été des freins à la progression des marchés boursiers. Reste qu’il faudra sans doute apprendre à vivre avec un niveau de volatilité plus élevé durant les prochains trimestres, jusqu’à ce que les anticipations d’inflation se stabilisent.

Malgré ces perspectives radieuses et les surprises positives que réserve encore la capacité bénéficiaire des entreprises américaines, nous décidons de maintenir un positionnement plutôt conservateur à l’égard des actions de la région. En effet, les valorisations prennent aujourd’hui largement en compte l’embellie qui se dessine. De plus, le redressement conjoncturel est le scénario principal de la majorité des investisseurs, lesquels se laissent gagner par un optimisme grandissant. Si celui-ci est compréhensible, il semble néanmoins indiquer que ce n’est pas le moment de renforcer l’exposition aux bourses nord-américaines, dont le potentiel paraît plus limité que celui d’autres marchés.

Réveil durable de l’inflation ?

A pareille époque l’an dernier, l’éclatement de la crise sanitaire et les confinements stricts ordonnés dans la foulée avaient provoqué un plongeon des cours des matières premières. On se souvient en particulier que le prix de l’or noir était temporairement entré en territoire négatif sur le marché à terme du pétrole, du fait d’une offre largement excédentaire et d’une demande en chute libre.

Mais l’économie mondiale s’est nettement redressée depuis, ce qui a entraîné une solide remontée des cours des matériaux de base. Ces tensions en amont de la chaîne des prix, conjuguées à un effet de base très défavorable, se refléteront ces prochains mois dans les chiffres de l’inflation annuelle : les indices des prix à la consommation vont sans doute atteindre des niveaux qu’ils n’avaient plus touchés depuis très longtemps.

Ne s’agirait-il que d’un sursaut temporaire dans un contexte profondément désinflationniste depuis plus de trois décennies ? L’essor de l’automatisation, de la robotisation et du commerce en ligne continueront probablement de limiter les hausses de prix. La mondialisation reste également un frein à un dérapage durable des prix. 

Selon nous, l’environnement ne semble pas se prêter à une inversion de tendance durable sur le front de l’inflation, du moins pas en Suisse ou sur le Vieux-Continent. Mais la question mérite toutefois d’être posée en ce qui concerne les Etats-Unis, où les milliards de dollars du plan Biden ont de quoi alimenter la surchauffe d’une économie américaine qui s’est déjà sensiblement redressée.

Malgré les propos rassurants de la Réserve fédérale, la forte hausse des attentes inflationnistes observée sur le marché obligataire confirme l’inquiétude des investisseurs. En attendant la dissipation des craintes liées à l’inflation, nous continuons de préconiser la prudence en termes de duration des portefeuilles obligataires.

Malgré la remontée récente des rendements, nous restons à l’écart des emprunts gouvernementaux de longue échéance, à l’exception notable des bons du Trésor américain indexés à l’inflation, qui devraient offrir une bonne protection en cas de dérapage plus brutal que prévu des prix à la consommation.

Pour approfondir

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