Point sur les marchés – 14 avril 2020

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine !

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L'essentiel

Le Premier ministre Abe Shinzo a déclaré l’état d’urgence à Tokyo et dans six préfectures la semaine dernière pour atténuer le risque d’une deuxième vague de contamination. Il a simultanément dévoilé un plan de relance record de 108 billions de yens, soit environ 20% du PIB, correspondant à un montant bien supérieur à celui déployé lors de la crise financière de 2009.

L’or a atteint un plus haut récent, à 1765$/once. Bien que le sentiment à court terme soit élevé, le métal jaune devrait à plus long terme rester soutenu par les plans de stimuli gouvernementaux.

L’OPEP a annoncé une baisse de production d’environ 10 millions de barils par jour, qui sera implémentée d’ici le mois de mai. Cette baisse, bienvenue, permettra d’éviter que les stocks n’augmentent trop rapidement mais n’entraînera pas un équilibre entre l’offre et la demande d’or noir avant l’été.

Les emprunts de moindre qualité font leur retour

Le marché obligataire n’est pas resté longtemps à l’abri des craintes liées au Covid-19. Le sentiment des investisseurs a tourné dès le moment où l’épidémie a débouché sur une situation pandémique et où il est apparu évident que seul un confinement drastique de la population serait de nature à enrayer la propagation du virus et à soulager les systèmes de santé dans le monde.

La perspective d’une grave crise économique à court terme a provoqué des dégagements très importants de la part des investisseurs, soucieux de sortir de tout actif considéré comme risqué. Dès lors, les segments du marché obligataire incorporant un risque de crédit ont beaucoup souffert en raison de l’impact anticipé de la crise économique notamment en termes de détérioration de la qualité des emprunteurs et d’augmentation du risque de défaut. Les primes de risque ont ainsi fortement augmenté sur les emprunts de moindre qualité.

Il aura fallu l’intervention décisive des deux plus importantes banques centrales pour ramener un peu de calme sur un marché obligataire qui commençait à se fissurer. En ces temps troublés, le principe de précaution – qui prévaut au plan sanitaire − semble également s’appliquer aux grands argentiers. Afin de garantir un marché des capitaux liquide et ouvert à une majorité d’emprunteurs, la Banque Centrale Européenne (BCE) a volé au secours d’Etats de la périphérie de l’Europe touchés de plein fouet par l’épidémie, tandis que la Réserve fédérale américaine se portait au chevet de l’énorme marché des obligations d’entreprises américaines pour la première fois de son histoire.

La Fed a en effet été obligée de prendre quelques libertés avec sa doctrine, notamment en ce qui concerne sa décision récente de soutenir y compris les entreprises les plus risquées en achetant des obligations dites à haut rendement affublées de notations de crédit spéculatives. Au total, les montants injectés sont colossaux et devraient permettre à un grand nombre de débiteurs de rester solvables jusqu’au retour de la croissance économique, plus tard dans l’année.

Après avoir atteint leur plus haut niveau depuis la crise de 2008, les primes de risque sur les emprunts de moindre qualité ont commencé à se comprimer. Cette tendance devrait se poursuivre avec à la clé une surperformance par rapport aux obligations de gouvernements, notamment en ce qui concerne les obligations à haut rendement américaines.

Europe : une réponse sans précédent

Depuis quelques jours on assiste à une stabilisation de l’épidémie du coronavirus en Europe, ce qui pourrait signifier qu’un pic a été franchi. Certains pays se préparent même à une sortie progressive du confinement.  Il ne fait cependant aucun doute que cette crise sanitaire entraînera des dommages économiques considérables en Europe.

Par rapport aux crises précédentes, force est toutefois de constater que les réponses des responsables politiques ont non seulement été extrêmement rapides, mais aussi impressionnantes par leur ampleur. La BCE tout d’abord a montré qu’elle était prête à tout pour éviter une nouvelle crise des dettes souveraines. Viennent ensuite les mesures budgétaires : les pays européens ont pour la plupart débloqué des sommes largement supérieures à celles de la crise de 2008.

Dans ce contexte, le paquet annoncé par l’Eurogroupe de EUR 500 mrds est bienvenu puisqu’il vient amplifier l’impact de cette relance fiscale. Combinées, ces actions devraient permettre d’éviter que la crise ne dégénère en dépression. Une fois que le confinement sera levé, l’activité devrait nettement rebondir, sous l’impulsion notamment de certains pans de la consommation appelés à profiter de l’épargne élevée des ménages et de la demande reportée.

A notre sens, les marchés boursiers resteront volatils tant que le pic des incertitudes ne sera pas passé. Cependant, eu égard à la correction déjà subie et du pessimisme ambiant, nous voyons des opportunités à saisir pour les investisseurs dont l’horizon va au-delà de l’épidémie en cours.

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