Point sur les marchés – 16 novembre 2020

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L’essentiel

Deux conseillers clés et partisans du Brexit dur vont quitter le gouvernement britannique. Bien qu’il s’agisse d’un revers pour Boris Johnson, ces départs pourraient faciliter les négociations avec l’Union européenne et renforcer les chances d’un accord avant la fin de l’année.  Eu égard au comportement de la livre, les marchés ont accueilli favorablement ces développements.

Les valeurs américaines de petite taille ont particulièrement la faveur des investisseurs depuis le mois de mars. Elles ont comblé une bonne partie de leur retard par rapport aux grosses capitalisations qui avaient le vent en poupe depuis début 2019. En effet, la perspective d’une arrivée prochaine d’un vaccin contre le Covid-19 est particulièrement positive pour ce segment du marché. Nous anticipons une poursuite de la surperformance de ces titres sur la fin de l’année.

Quinze pays asiatiques ont signé dimanche le plus grand accord de libre-échange au monde, représentant un tiers de la population du globe et 30% du PIB mondial. Le RCEP (Regional Comprehensive Economic Partnership) prévoit une élimination de 90% des tarifs douaniers entre les pays membres, et constitue la réponse de la Chine au traité transpacifique initié par les Etats-Unis dont elle ne fait pas partie.

Faire abstraction du court terme

L’inflation reste très contenue dans la plupart des pays développés. La crise sanitaire et le violent coup de frein économique qui lui a été associé a provoqué une nouvelle phase de désinflation qui se prolonge encore en cette fin d’année. A titre d’exemple, les prix à la consommation sont proches de l’équilibre sur un an dans la zone euro et ne progressent guère plus de 1% aux Etats-Unis. Ces niveaux laissent encore une grande marge de manœuvre aux banques centrales pour prolonger leur soutien à l’économie. D’ailleurs, la boîte à outils des grandes banques centrales n’est pas aussi vide que certains aiment à penser. La Banque Centrale Européenne (BCE) comme la Réserve fédérale américaine n’ont d’ailleurs pas fait mystère de leur détermination à débloquer de nouveaux plans de soutien si nécessaire. Au moment où une nouvelle vague épidémique frappe l’Europe et l’Amérique du nord, tout laisse penser que leurs programmes de rachat d’actifs devraient être augmentés lors de leurs prochaines réunions respectives qui se tiendront à la mi-décembre avec de nouvelles grosses injections de liquidité à la clé. De quoi éviter une rechute économique trop prononcée en lien avec les mesures de re-confinement en cours en Europe et peut-être à venir outre-Atlantique. L’essentiel est de tenir jusqu’à la commercialisation attendue d’un ou plusieurs vaccins dans le courant du premier semestre de l’année prochaine, seule évolution capable de ramener rapidement l’économie mondiale vers sa tendance de long terme.

Depuis l’annonce de l’efficacité élevée du vaccin prototype de Pfizer, suivie ce jour par celle tout aussi positive du laboratoire Moderna, les marchés financiers entrevoient un horizon à long terme qui se dégage et semblent vouloir faire abstraction d’une situation sanitaire encore difficile pour au moins encore quelques mois. Les bourses ont bien progressé sur la semaine écoulée. De nouveaux records historiques sont en vue du côté de Wall Street mais également sur certaines places de bourse asiatiques. Il est en effet judicieux de se focaliser désormais sur un nouveau cycle économique en gestation qui devrait se traduire par un net rebond de la croissance des bénéfices des entreprises ces deux prochaines années. Ces développements favorables ainsi que le recul des risques politiques associés à l’élection présidentielle américaine nous laissent penser que les perspectives en cette fin d’année sont favorables pour les actions comme d’autres actifs financiers considérés comme risqués. Pour rappel, il y a une semaine, nous avons renforcé les actions dans les portefeuilles en privilégiant les zones économiques et secteurs d’activité qui peuvent le plus profiter de la prochaine commercialisation de vaccin(s) contre le virus du Covid-19 et d’une ré-accélération de l’économie mondiale.

Japon – une recette à l'ancienne

Sur le front sanitaire, le Japon est confronté depuis plusieurs semaines à l’arrivée d’une troisième vague de l’épidémie, alors que le pic précédent a été atteint début août. Il est difficile d’estimer l’ampleur de cette vague hivernale, ou de savoir si nous nous trouvons désormais à la fin de cette tempête sanitaire. Quoi qu’il en soit, le plus important est que le taux de mortalité ait considérablement chuté et suive désormais une courbe descendante, comme ailleurs dans le monde. Au niveau politique, la transition entre les « Abenomics » et les « Suganomics » se déroule en douceur. Le nouveau Premier ministre, Yoshihide Suga, continuera de travailler main dans la main avec le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda. Pour l’instant, il ne diffère de son prédéceseur que par la priorité qu’il accorde aux affaires intérieures, sa volonté d’accélérer la transformation numérique de l’économie et l’attention portée au développement du tourisme dans l’Archipel.

A noter que le redressement de la conjoncture a largement suivi la même trajectoire au Japon que dans les autres pays industrialisés. Le mouvement est parti de la consommation, sous l’effet des mesures de relance, avant de s’étendre à l’activité manufacturière. En effet, les dépenses de consommation font partie des principaux contributeurs du rebond de 21% du PIB réel durant le troisième trimestre, bien qu’il n’ait pas été suffisant pour retracer la plus forte contraction d’après-guerre sur la période précédente. A ce stade toutefois, la valorisation du marché nippon demeure élevée tant par rapport au marché mondial que par rapport à sa moyenne historique, ce qui nous retient pour l’instant d’afficher une conviction franchement positive à l’égard des actions japonaises. Mais si un nouveau plan de relance devait être mis en place avant la fin de l’année, ceci afin de stimuler la croissance économique en vue des élections générales de 2021 comme cela semble être discuté en ce moment, une vision plus constructive se justifierait certainement.

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