Point sur les marchés – 2 novembre 2020

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L’essentiel

L’activité manufacturière en Chine progresse au rythme le plus rapide depuis 2011. Le PMI manufacturier de Caixin a rebondi à 53,6 en octobre, contre 53 le mois dernier et 52,8 selon les attentes des économistes, soit un sixième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui marque une économie en expansion.

Le pétrole est sous pression et a retrouvé le niveau de juin. Outre des craintes sur la demande liées à la résurgence de l’épidémie de Covid-19, d’autres facteurs pèsent sur les cours tels que l’augmentation de production en Lybie et la potentielle normalisation des relations entre les US et l’Iran en cas de victoire de Joe Biden.

Les valeurs technologiques américaines et celles liées à internet ont fait les frais de la correction observée sur les marchés la semaine passée. Malgré des résultats de bonne facture, les investisseurs ont pris des profits sur ces titres largement détenus qui, pour la plupart, affichent des performances 2020 et des valorisations supérieures à l’ensemble de la cote. Ce mouvement de normalisation n’est sans doute pas terminé.

L’inflation, pour toujours endormie ?

Il y a bien longtemps que l’inflation ne vient plus hanter les nuits des banquiers centraux. Dans les pays développés, elle est largement sous contrôle depuis près de trente ans. Et quand elle inquiète un tant soit peu, c’est généralement en raison de son atonie qui, durant les phases conjoncturelles difficiles, fait craindre une déflation. C’est particulièrement vrai au Japon et en Europe actuellement. La crise sanitaire de ce printemps et ses impacts économiques ont fait retomber l’inflation à zéro dans l’archipel nippon tout comme dans la zone euro. Aux Etats-Unis, après un plongeon des prix au printemps, l’inflation semble se stabiliser aux environs de 1.5% annuel. C’est dans ce contexte que le plus puissant des grands argentiers, à savoir le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a décidé de s’affranchir du carcan de la doctrine monétaire de ces dernières décennies en relevant l’objectif d’inflation annuelle au-delà du sacro-saint 2%. Il n’y a par conséquent aucun risque de voir le taux directeur de la Fed rebondir à court terme, et les injections de liquidités vont pouvoir se poursuivre. En clair, les planches à billets n’ont pas fini de tourner aux Etats-Unis comme ailleurs. Mais l’heure de vérité approche. Du fait des mesures prises en réponse à la crise sanitaire, le bilan des quatre plus importantes banques centrales (Fed, BCE, Banque du Japon et Banque d’Angleterre) aura gonflé de près de 12’000 milliards de dollars d’ici à fin 2021, soit une augmentation correspondant à près de 30% du produit intérieur brut (PIB) des économies concernées.

C’est du jamais vu. Si l’inflation continue d’être maîtrisée durant les cinq ou dix prochaines années, on pourra en conclure que le lien entre la masse de monnaie en circulation et l’évolution des prix à la consommation est réellement et définitivement brisé. Dans le cas contraire, un dérapage incontrôlé n’est pas à exclure. L’inflation représentant la plus grande menace pour les placements obligataires, cela se traduira éventuellement par une forte remontée des rendements obligataires dans le monde. Depuis quelques jours, les taux longs américains semblent d’ailleurs s’orienter graduellement à la hausse. Pour l’échéance à dix ans, ils approchent de 0.9% contre un plus bas historique de 0.5% atteint cet été. Les obligations souveraines indexées sur l’inflation représentent un instrument efficace pour se prémunir contre le risque d’un éventuel réveil de l’inflation. La Suisse n’émet pas ce genre de titres, mais ils existent dans d’autres pays comme les Etats-Unis où ils sont appelés TIPS (Treasury Inflation Protected Securities).

Bourses européennes : risques à court terme

Bien que le nombre d’infections liées au Covid-19 ait augmenté durant ces derniers mois, ce n’est que récemment que les bourses européennes ont commencé à réagir négativement. Cela est à mettre en lien avec l’accélération fulgurante de la propagation du virus durant cette deuxième vague. Pour casser cette dynamique défavorable, les autorités de plusieurs pays tels que l’Irlande, la France et l’Allemagne ont annoncé un durcissement significatif des mesures de restriction. D’autres pays suivront sans doute. Bien entendu, ces nouvelles limitations vont peser sur l’économie
de la zone euro alors qu’elle se remettait à peine de la première vague. Cela a du reste déjà commencé à se refléter dans certains indicateurs comme les sondages auprès de directeurs d’achat. La composante des services est en train de s’enfoncer en territoire de contraction, mais le secteur manufacturier résiste pour l’instant grâce au redressement international notamment en Chine.

Ces récents développements sur le front sanitaire sont pires que ce que nous avions anticipés et nous ont amené à réduire tactiquement l’exposition aux actions européennes dans nos grilles d’investissement. Ceci en attendant le passage de cette deuxième vague et la réaction des gouvernements et de la Banque Centrale Européenne. Cette dernière a d’ailleurs clairement signalé son intention d’utiliser de nouvelles munitions lors de sa prochaine réunion. Enfin, bien qu’aucun délai n’ait encore été annoncé, un vaccin semble devenir une réalité plausible. A terme, ces développements permettront à l’économie européenne de revenir vers des niveaux normalisés et soutiendront les marchés.

Pour approfondir

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