Point sur les marchés – 27 avril 2020

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Berge bei Sonnenuntergang vom Brienzer Rothorn aus Richtung Interlaken, Berner Oberland, Alpen, Schweiz

L'essentiel

Les emprunts de moindre qualité traversent une période de consolidation depuis une quinzaine de jours. Leur potentiel de rattrapage reste néanmoins important notamment en ce qui concerne les obligations d’entreprises américaines qui devraient profiter d’une future reprise économique et des largesses de la Réserve fédérale.

Le décrochage des différentes statistiques en provenance de la zone euro est plus fort que prévu, que ce soit les PMI flash qui sont tombés à leur plus bas niveau historique ou la confiance du consommateur. Seule la composante future du ZEW allemand (sondage effectué auprès d’investisseurs institutionnels) rebondit, laissant anticiper une amélioration. Les chiffres de mai seront clé.

En mars, les exportations horlogères suisses ont reculé de 22% par rapport à l’an passé. Il faut remonter à la crise financière de 2008 pour observer telle déconfiture. Cependant, si la faiblesse est particulièrement prononcée en Europe où les mesures de confinement sont encore en place, un rebond de 10% est observé en Chine laissant espérer une reprise similaire sur le Vieux-Continent dans les prochains mois.

Etats-Unis : L’inévitable récession

Alors qu’en début d’année, nous pensions que tout ris­que de récession de l’économie américaine pouvait être écarté, cette issue semble aujourd’hui inévitable. En effet, l’apparition du coronavirus et sa rapide propaga­tion ont contraint les Etats à prendre des mesures qui brident actuellement la croissance mondiale.

Les marchés n’ont pas tardé à saisir l’ampleur de la détérioration économique en cours. Preuve en est la chute abrupte des bourses en mars, qui n’est pas sans rappeler la baisse sur­venue dans le sillage de la crise financière de 2008. Nous estimons toutefois qu’un risque systémique peut être exclu, notamment grâce aux interventions sans précédent des banques centrales ainsi qu’au plan de relance voté par le Congrès américain, d’un volume équivalent à 9% du PIB.

Dès lors, plutôt que de chercher à tirer des parallèles avec 2008, il convient de se con-
centrer sur les éléments qui diffèrent de la dernière crise majeure qu’ont subie les Etats-Unis. Si la contraction de l’activité qui se profile au deuxième trimestre est comparable à celle de la Grande Récession, la reprise devrait suivre bien plus rapidement. Car la « pause » de l’économie est due cette fois à un choc exogène et aux mesures incontournables mises en œuvre par les gouvernements pour y faire face, et non à un essoufflement des fondamentaux. Pour autant qu’elle soit passagère, cette crise devrait donc avoir un impact plus limité sur le mar­ché de l’emploi, avec un retour plus rapide des travailleurs mis en chô­mage technique ou partiel. Une relance robuste de la dépense privée, si vitale à l’économie américaine, paraît d’autant plus plausible que le consommateur se trouve dans une situation d’épargne forcée, plus de la moitié du pays ayant connu un semi-confinement.

Les bourses américaines ont déjà com-
mencé à anticiper cette reprise rapide, de même qu’un rebond substantiel des bénéfices des entreprises pour 2021. Toutefois, il ne faut pas se faire d’illusions : une partie des revenus perdus pen­dant ce ralentissement ne sera jamais récupérée. Un certain nombre d’em­plois disparaîtront, et les entreprises les plus fragiles pourraient fermer défini­tivement leurs portes. C’est là une logique dramatique sur le plan humain, mais qui est de nature à relancer un nouveau cycle d’expansion économique.

Les actions, qui ont connu des sorties de fonds au profit des obligations ces dernières années, pourraient bien retrouver la faveur des investisseurs. Nous restons par conséquent constructifs à l’égard de cette classe d’actifs qui reste attractive, même après le récent rallye du mois d’avril.

Japon – Des actions et des circons-tances sans précédent

Les risques liés à la hausse de la TVA et les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine nous avaient inci-tés à réduire l’allocation au marché japo-nais à deux reprises depuis août 2019. L’économie, soutenue principalement par le secteur des services, était censée s’appuyer sur une reprise des activités manufacturières pour supporter la charge de la taxe supplémentaire. Mais l’espoir de ce redressement s’est évanoui avec l’arrivée de la pandémie de coronavirus. Cette dernière est appelée à peser lour-dement sur une conjoncture nippone qui, au quatrième trimestre 2019, a connu sa plus forte contraction en plus de cinq ans.
Face à ces chocs, le gouvernement a décidé d’augmenter les rachats d’exchange traded funds (ETF), avec comme objectif de stabiliser le marché à court terme. Le nouveau plafond est fixé à JPY 12’000 milliards par an, soit quelque USD 9 milliards par mois. A ce rythme, la Banque du Japon détiendra près de 10% de la bourse japonaise d’ici à la fin de l’année. Force est de constater qu’avec ses taux d’intérêt négatifs, la Banque du Japon (BoJ) se trouve aujourd’hui à court d’outils monétaires. La marge de ma-nœuvre sur ce front étant limitée, les autorités misent entre autres sur des mesures telles que des programmes de distribution directe d’espèces ($930 par habitant), ou un soutien
accru au financement des entreprises et la suppression de la limite d’achat des obligations du gouvernement japonais, annoncés par la BoJ lors de la réunion de politique monétaire de ce lundi.
Ces mesures sans précédent visent à compenser les impacts causés par une augmentation des cas de contamination depuis début avril après la réouverture des écoles, une tendance à l’encontre d’une stabilisation dans le reste du monde. La détérioration significative des perspectives économiques pour 2020 nous pousse à rester prudents, justifiant notre recommandation de maintenir une exposition sélective sur ce marché.

Pour approfondir

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