Point sur les marchés – 7 décembre 2020

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L’essentiel

Après quelques hésitations, l’OPEP a décidé d’augmenter marginalement sa production à partir de janvier, dénouant certaines décisions prises au printemps. Ce changement de message a été bien accueilli par les marchés, qui préfèrent se concentrer sur l’augmentation prévisible de la demande en lien avec le retour de la croissance économique.

Les statistiques économiques ont marqué le pas en novembre aux Etats-Unis, signe que la deuxième vague de la pandémie de Covid-19 met un frein à l’économie. Les indicateurs d’activité manufacturière et plus encore les services sont ressortis en deçà des prévisions, tout comme les créations d’emplois.  L’imminence de l’arrivée de plusieurs vaccins sur le marché devrait toutefois permettre aux bourses de digérer ces déceptions temporaires.

L’Allemagne bénéficie de son importante exposition à l’industrie, qui est nettement moins impactée par la pandémie que les services. En octobre, la production industrielle a ainsi progressé pour le sixième mois consécutif et les commandes à l’industrie ont retrouvé leur niveau du quatrième trimestre 2019, des résultats supérieurs aux attentes des économistes.

Un dollar mal en point

Le dollar américain pourrait bien être le grand perdant d’un millésime 2020 pas comme les autres. Cette année, le billet vert affiche en effet des baisses contre une majorité de devises à l’exception de quelques monnaies de pays émergents en difficulté. Contre l’euro et le franc suisse, le recul atteint 8% ce qui est conséquent. Mais la monnaie américaine baisse également contre la plupart des monnaies asiatiques et notamment contre le yen (-4%) et le yuan chinois (-6%). Ces développements ne sont pas très surprenants. Le billet vert n’en est pas à sa première glissade et les périodes de forte dépréciation correspondent généralement à des phases économiques difficiles outre-Atlantique. Cela s’est vérifié durant les deux dernières récessions américaines de 2001 et 2008 associées respectivement à l’éclatement de la bulle technologique et à la crise des subprimes. Mais c’était également le cas lors du retournement conjoncturel de 1990 et après le deuxième choc pétrolier du début des années 1980. Et à chaque fois résonne la fameuse phrase de John Bowden Connally, « le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème ». Par ces mots, le secrétaire au Trésor du président Nixon opposait une fin de non-recevoir face aux plaintes européennes liées aux fortes fluctuations du dollar au début des années 1970. Car pour les Etats-Unis, en période de récession la relance économique prime et elle passe le plus souvent par une politique contracyclique aussi bien au niveau budgétaire (hausse des dépenses gouvernementales et baisse d’impôts) que monétaire (baisse des taux). La baisse du dollar n’étant qu’une résultante de ces décisions. L’histoire se répète.

Ces dernières années, le creusement des déficits américains était compensé par des taux d’intérêt plus élevés sur le dollar. Mais ce soutien a disparu depuis l’éclatement de la crise sanitaire qui a amené la Réserve fédérale (Fed) à couper ses taux et injecter d’importantes quantités de liquidité dans son système financier. Compte tenu de son statut de plus importante monnaie de réserve mondiale, le reste de la planète doit généralement s’accommoder d’un dollar faible. La Banque Centrale Européenne (BCE) tentera peut-être de réagir. Elle se réunit ce jeudi, quelques jours avant la Fed, une réunion qui apparaît comme une dernière chance de ralentir une hausse de l’euro contre dollar qui fragilise la reprise européenne. Mais à moins d’une énorme surprise en provenance de Francfort, le contexte fondamental et technique reste très défavorable au billet vert sur le court-moyen terme, ce qui nous a amené la semaine dernière à réduire pour la troisième fois cette année le poids du dollar US dans les portefeuilles.

Corée du Sud – le marché cyclique par excellence

Alors que les disparités de performance sont importantes dans les marchés émergents cette année, le marché sud-coréen affiche l’un des meilleurs résultats avec l’indice Kospi atteignant un nouveau record historique cette semaine. Il est en hausse de 25% depuis le début de l’année et de 88% depuis son plus bas niveau de mars, surpassant de loin la plupart de ses pairs en Asie. Cette surperformance est d’abord attribuée à la gestion de la crise sanitaire à travers des mesures de test et de traçage très tôt dans cette pandémie, ce qui a limité la perturbation de l’activité manufacturière. Plus récemment, l’issue des élections aux États-Unis et les progrès réalisés dans le développement de vaccins ont déclenché un afflux d’argent vers ce marché connu pour son profil cyclique. Sans parler des paris sur un dollar faible qui ont incité les investisseurs à se tourner vers les actifs des marchés émergents. Pour rappel, la Corée du Sud représente 12% de l’indice des actions émergentes.

À l’instar de la Chine, les exportations ont compensé la faiblesse de la consommation intérieure et se sont rapidement redressées grâce à la demande liée à l’épidémie de Covid-19 qui a stimulé ses ventes de produits technologiques. Les exportations de semi-conducteurs ont augmenté de 22% en novembre sur un an (contre +5% pour le total des exportations), bénéficiant clairement à des entreprises comme Samsung Electronics ou SK Hynix. Un autre facteur de croissance séculaire dans les années à venir est lié au rôle que jouent ses entreprises dans le développement des véhicules électriques. Hyundai Motor et Kia disposent d’un solide pipeline de lancement à partir de 2021 et devraient voir leur part du marché mondial grimper à plus de 12%. Plus important encore, la Corée du Sud continue de jouir de sa position dans l’industrie consolidée des batteries, Samsung SDI et LG Chem comptant parmi les principaux fabricants au monde. Malgré la récente vague de re-confinement aux États-Unis et en Europe, qui pourrait temporairement affecter les exportations, nous restons positifs sur ce marché cyclique de qualité que nous avons décidé de surpondérer dès janvier de cette année (contre sous-pondérer précédemment).

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