L'IA pourra-t-elle bientôt créer l'IA de demain ?
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Le Temps
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Daniel Steck Responsable Recherche Actions
Dans les colonnes du Temps, Daniel Steck, Responsable Recherche Actions chez Piguet Galland, revient sur les débats qui entourent les prochaines étapes du développement de l'intelligence artificielle.
À la suite d'un avertissement lancé par Anthropic, l'éditeur du chatbot Claude, la question d'une intelligence artificielle capable de développer elle-même des modèles toujours plus performants refait surface. Un scénario qui soulève de nombreuses interrogations quant à la capacité des humains à conserver le contrôle de cette technologie.
Selon Daniel Steck, une telle évolution supposerait l'émergence d'une intelligence artificielle générale (AGI), capable d'apprendre, de comprendre et de s'adapter à n'importe quelle tâche intellectuelle comme le ferait un humain. Cet objectif constitue aujourd'hui l'une des principales ambitions des acteurs du secteur et explique les investissements considérables consacrés à l'IA.
Daniel Steck souligne toutefois qu'un ralentissement volontaire de cette course technologique paraît peu probable. Au-delà de la concurrence entre les grandes entreprises américaines, l'intelligence artificielle est devenue un enjeu stratégique majeur dans la rivalité technologique entre les États-Unis et la Chine.
Face à l'accélération des capacités des modèles, la question de la régulation et des garde-fous se pose avec une intensité croissante. Daniel Steck observe d'ailleurs que même les États-Unis ont récemment renforcé certaines mesures de protection afin de sécuriser les infrastructures critiques face aux nouvelles capacités offertes par l'IA.
Pour autant, au-delà des débats parfois alarmistes, il rappelle que les principaux acteurs du secteur alertent depuis plusieurs années sur les enjeux éthiques et sociétaux liés à cette technologie, dont les conséquences pourraient profondément transformer notre économie et notre société.
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Le Temps
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Daniel Steck bénéficie de près de vingt‑cinq ans d’expérience dans le domaine de la finance. Après une première expérience en analyse financière chez Lombard Odier, notamment sur le secteur de la santé, il poursuit sa carrière chez Reyl & Cie en tant qu’analyste puis gérant de portefeuille. Il rejoint Piguet Galland en 2018 comme gestionnaire senior, où il est responsable de la gestion des fonds actions et des certificats thématiques investis en Suisse et en Amérique du Nord.