Méga-IPO : que révèlent-elles vraiment sur les marchés ?
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AGEFI
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Daniel Varela Chief Investment Officer
Les introductions en Bourse de très grande ampleur font leur retour, portées par l'essor de l'intelligence artificielle. Après l'introduction très attendue de SpaceX, d'autres opérations pourraient suivre, illustrant les besoins de financement liés au développement de l'IA. Mais ce regain d'activité est-il le signe d'une confiance retrouvée ou d'un optimisme excessif des marchés ?
Dans un article publié par L'Agefi, Daniel Varela, Chief Investment Officer chez Piguet Galland, décrypte les enjeux de cette nouvelle vague de méga-IPO.
Des valorisations élevées, mais sans excès comparables à la bulle internet
Les vagues d'introductions en Bourse accompagnent souvent les dernières phases des marchés haussiers. Les entreprises profitent naturellement de valorisations favorables pour lever des capitaux.
Pour autant, Daniel Varela souligne que la situation actuelle reste différente de celle de la fin des années 1990. Les volumes d'IPO demeurent plus mesurés et les valorisations, bien que soutenues, apparaissent plus raisonnables.
Le rôle croissant des ETF dans la dynamique des marchés
L'évolution récente des règles d'inclusion dans certains grands indices constitue, selon Daniel Varela, un changement plus significatif.
En intégrant plus rapidement les nouvelles sociétés, les indices déclenchent des achats automatiques de la part des ETF et des fonds indiciels. Une partie de la demande ne repose alors plus sur l'analyse fondamentale des entreprises, mais sur la réplication des indices, ce qui pourrait accentuer la volatilité et les phénomènes de survalorisation.
La prudence reste de mise
À ce stade, Daniel Varela estime qu'il est prématuré d'anticiper un retournement de la thématique de l'intelligence artificielle. Les perspectives bénéficiaires du secteur demeurent solides et les investissements continuent de soutenir sa croissance.
Le principal risque identifié reste une remontée marquée des taux d'intérêt, qui renchérirait le coût du capital et pèserait sur les valorisations des entreprises de croissance.
Auteurs
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AGEFI
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Diplômé de l’Université de Genève en gestion d’entreprises, avec une spécialisation en finance, Daniel Varela débute sa carrière en 1989 en tant que gérant obligataire. Il rejoint la Banque Piguet & Cie en 1999 comme Responsable de la gestion institutionnelle, tout en dirigeant l’analyse et la gestion obligataire de la Banque. En 2011, il prend la tête de la stratégie d’investissement et du département des investissements de Piguet Galland. En janvier 2012, il rejoint le Comité de Direction en tant que Chief Investment Officer.