Du 13 au 19 avril 2026, la Patrouille des Glaciers a une nouvelle fois réuni des centaines de passionnés de ski-alpinisme au cœur des Alpes valaisannes. Course mythique reliant notamment Arolla à Verbier, elle incarne un défi unique mêlant endurance, préparation et esprit de cordée.
Cette année, la cordée Piguet Galland, composée de Simon Fumeaux, Romain Geinoz et du guide Olivier Messerli, s’est élancée sur le parcours A (Arolla – Verbier). Une traversée exigeante de 29,6 kilomètres et 2’200 mètres de dénivelé positif.
Une performance solide au cœur de la montagne
Après un départ donné à l’aube, la cordée a su trouver son rythme dès les premières heures de course, progressant efficacement dans la nuit malgré une forte affluence sur les premiers kilomètres.
Résultat : une arrivée à Verbier en 5h51, un temps en deçà de leur objectif initial.
Mais au-delà de la performance, c’est surtout la manière qui marque.
« Une immense joie et beaucoup de fierté d’avoir pu tenir un rythme soutenu jusqu’au bout », confie Simon à l’arrivée.
Entre effort, adaptation et lucidité
Comme souvent en haute montagne, la course ne s’est pas déroulée exactement comme prévu.
Si les sensations étaient très bonnes au départ, le véritable défi a été de maintenir cette intensité sur la durée, tout en restant concentré dans les passages techniques.
« Le défi a été de tenir cette cadence et de rester concentrés dans les moments clés. À l’arrivée, on réalise à quel point tout s’est finalement enchaîné très vite. »
Certaines sections se sont révélées particulièrement exigeantes, notamment entre le col de Tsena Réfien et la cabane de la Barma, où les conditions rendaient la progression plus difficile : neige gelée, visibilité réduite et terrain peu propice à un rythme soutenu.
L’esprit de cordée au cœur de l’effort
Au-delà de l’aspect physique, la Patrouille des Glaciers reste avant tout une aventure collective.
C’est dans les moments de difficulté que cet esprit prend tout son sens.
« Dans la montée de la Rosablanche, je me sentais complètement vidé. Le soutien de mes coéquipiers a été déterminant. »
Un témoignage qui illustre parfaitement la réalité de la course : avancer ensemble, s’adapter et se soutenir en permanence.
Des paysages à couper le souffle
Si l’effort est omniprésent, la beauté du parcours reste l’un des éléments marquants de l’expérience.
Parmi les souvenirs les plus forts, Simon évoque la montée de la Rosablanche au lever du jour :
« L’ambiance, la vue sur la Dent Blanche et le Cervin… c’est un moment saisissant. À la fois exigeant et incroyablement motivant. »
Un instant suspendu, où la dimension sportive se mêle à la puissance du paysage alpin.
Une aventure qui appelle déjà la suite
À peine la ligne d’arrivée franchie, une idée commence déjà à émerger.
« Totalement. Avec l’envie d’améliorer notre résultat… ou peut-être de se lancer sur le grand parcours. »
Comme souvent avec ce type de défi, l’expérience ne s’arrête pas à l’arrivée. Elle ouvre de nouvelles perspectives.