Brexit : quel bilan 10 ans après ? L’analyse de Christina Carlsten dans le Journal de 8h de la RTS
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RTS
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Christina Carlsten Analyste-gérante de fonds
Brexit : quel bilan économique 10 ans après ?
Dix ans après le référendum historique qui a conduit le Royaume-Uni à quitter l'Union européenne, les conséquences économiques du Brexit continuent de se faire sentir. Si les motivations du vote de 2016 reposaient notamment sur la volonté de reprendre le contrôle des frontières, de la réglementation et des politiques économiques, le bilan économique apparaît aujourd'hui contrasté.
Selon plusieurs estimations, le Brexit aurait réduit la croissance potentielle du pays et pesé sur les investissements, les échanges commerciaux ainsi que la disponibilité de la main-d'œuvre dans certains secteurs clés de l'économie britannique.
Dans le Journal de 8h de la RTS, Christina Carlsten, analyste et gérante de fonds chez Piguet Galland, revient sur les principaux effets du Brexit dix ans après le vote.
Des secteurs confrontés à une pénurie de main d'oeuvre
La fin de la libre circulation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne a affecté plusieurs secteurs fortement dépendants de la main-d'œuvre européenne.
« On parle bien sûr de l'agriculture et de la pêche, mais aussi de l'hôtellerie et de la restauration, puisqu'on a mis fin à la libre circulation. On n'a donc plus pu embaucher des citoyens européens, ce qui a créé une pénurie de main-d'œuvre. »
La City a mieux résisté que prévu
Avant l'entrée en vigueur du Brexit, de nombreux observateurs craignaient un recul massif de la place financière londonienne au profit d'autres centres financiers européens, mais l'ampleur du phénomène est restée plus limitée qu'anticipé :
« On a beaucoup parlé de la City comme un grand perdant. C'est clair que l'on a eu des déplacements d'activité vers Paris, vers Francfort et vers l'Irlande, mais c'est beaucoup moins que ce qui était craint. »
Un impact tangible sur les ménages
Les conséquences du Brexit ne se limitent pas aux entreprises. Les ménages britanniques ont également été confrontés à plusieurs défis économiques. La dépréciation de la livre sterling a contribué à renchérir le coût des importations et des voyages à l'étranger, tandis que la hausse des taux d'intérêt a pesé sur le pouvoir d'achat des ménages.
« Au niveau des taux d'intérêt, c'est devenu beaucoup plus cher d'emprunter. En Angleterre, il y a beaucoup d'hypothèques à taux variables, donc le consommateur se retrouve vraiment coincé. »
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Titulaire d’une licence en sciences économiques de l’Université de Lund, en Suède, Christina Carlsten est analyste et gérante senior des marchés européens chez Piguet Galland, qu’elle a rejoint en 1997. Elle débute sa carrière à la Banque Scandinave en Suisse au sein de la clientèle privée, avant de se spécialiser dans l’analyse financière et la gestion de fonds. Au sein de la Banque, elle pilote aujourd’hui la gestion de fonds et de certificats thématiques investis en actions européennes et globales.