GFI et banque dépositaire : une relation qui va au-delà des opérations
-
Julien Froidevaux Responsable gérants indépendants
Le gérant de fortune indépendant entretient une relation privilégiée avec ses clients. Il les conseille, gère leurs actifs dans le cadre du mandat qui lui est confié et les accompagne dans la durée.
Mais derrière cette relation se trouve un troisième acteur essentiel : la banque dépositaire.
Son rôle ne se limite pas seulement à conserver des actifs ou à exécuter des transactions. Pour un gérant indépendant, le choix de sa banque partenaire participe directement à l’environnement dans lequel il exerce son métier.
Une relation tripartite
Le modèle repose sur une complémentarité entre le client, son gérant de fortune indépendant et la banque dépositaire.
Le GFI gère la relation avec son client et exerce son mandat de gestion sur les actifs déposés. Le client ouvre un compte auprès de la banque, y dépose ses actifs financiers et bénéficie à la fois des services de son gérant et de ceux de l’établissement dépositaire.
La banque, quant à elle, assure notamment la conservation des actifs et exécute les transactions sur la base des instructions reçues. Elle propose également une palette de services complémentaires à la gestion du compte, tels que des financements hypothécaires ou des crédits lombards, ou encore la mise à disposition de cartes de débit / crédit.
Les rôles sont distincts, mais complémentaires. Cette organisation permet au gérant indépendant de préserver ce qui constitue l’une des caractéristiques fondamentales de son modèle : son indépendance dans la relation et le conseil apporté à ses clients.
Bien plus qu’une banque dépositaire
Dans la pratique, les besoins d’un GFI vont aujourd’hui bien au-delà de l’exécution d’une transaction.
Digitalisation, réglementation, accès aux marchés, exigences opérationnelles ou encore évolution des attentes des clients ont progressivement complexifié son environnement.
La banque dépositaire doit donc être capable de lui apporter les outils, les services et les expertises nécessaires à son activité quotidienne, tout en comprenant les spécificités de son modèle. En bref, être capable de trouver des solutions pragmatiques avec agilité et rapidité.
Chez Piguet Galland, nous accompagnons les gérants de fortune indépendants depuis plus de 25 ans avec une équipe très expérimentée qui leur est spécifiquement dédiée.
L’objectif est simple : leur permettre de se concentrer sur leur cœur de métier et sur leurs clients.
Solidité, expérience et confiance
Cette collaboration repose, à nos yeux, sur trois dimensions.
La solidité, d’abord. Dans un environnement économique et géopolitique incertain, la stabilité de la banque dépositaire constitue un élément important de la relation. Piguet Galland bénéficie d’un ancrage historique en Suisse et de l’appui de son actionnaire de référence, la Banque Cantonale Vaudoise (BCV).
L’expérience, ensuite. Les membres de notre équipe dédiée connaissent les réalités quotidiennes des gérants indépendants, leurs contraintes et l’évolution de leur métier. Cette connaissance permet de privilégier des échanges directs et des réponses adaptées aux situations rencontrées.
La confiance, enfin. Parce qu’une collaboration entre un GFI et sa banque ne se construit pas uniquement autour d’outils et de processus. Elle se développe dans le temps, grâce à la disponibilité, à la transparence et à la poursuite d’objectifs communs au service des clients.
Une relation qui reste profondément humaine. La technologie occupe une place croissante dans la gestion de fortune. Les plateformes se perfectionnent, les processus s’automatisent et l’intelligence artificielle ouvre déjà de nouvelles possibilités.
Ces évolutions sont indispensables. Mais elles ne remplacent pas la relation humaine.
Comprendre le modèle d’un gérant, connaître ses besoins et être disponible lorsqu’une situation nécessite une réponse particulière restent des éléments essentiels de la collaboration.
C’est cette complémentarité entre solidité, expertise, outils et proximité qui permet à la banque dépositaire de dépasser son seul rôle opérationnel.
Et de devenir, véritablement, un partenaire privilégié du gérant de fortune indépendant.
Dans notre prochain article, nous nous intéresserons à l’avenir du métier de gérant de fortune indépendant : comment évolue-t-il face aux nouvelles attentes des clients, à la digitalisation et à l’intelligence artificielle ?
Auteur
-
Avec une expérience bancaire et financière de plus de 30 ans, dont plus de la moitié au service des Gérants Indépendants, Julien Froidevaux est chargé du développement de la présence commerciale de la Banque dans ce secteur d'activité. Il est Docteur en management de l’Université de Genève, titulaire des diplômes CFA et CWMA, ainsi que du certificat en investissement ESG du CFA Institute. Julien Froidevaux enseigne également auprès de HEC Lausanne pour le Master en Finance.