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Point sur les marchés – 7 juin 2021

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine !

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L’essentiel

Les exportations chinoises ont augmenté de 27,9% en glissement annuel en mai, légèrement en deçà des attentes. Cela implique une baisse séquentielle de 6,4% contre une hausse de 9,4% en avril et confirme la tendance à la normalisation des exportations depuis le niveau élevé du début d’année.

Le PMI manufacturier suisse, principal indicateur de l’activité économique dans le pays, s’est établit à un niveau record absolu de 70 pour le mois de mai, confirmant ainsi la vigueur actuelle de la conjoncture. Le retour à la vie normale devient réalité. Depuis ces niveaux extrêmes, il est cependant probable que nous assistions à une normalisation des indicateurs macroéconomiques durant les prochains mois. 

Les élections régionales en Saxe-Anhalt, considérées comme un test pour les législatives de septembre en Allemagne, ont été nettement remportées par le parti conservateur.  Ceci est de bon augure pour le nouveau chef du parti, jusqu’à présent à la peine dans les sondages et qui aspire à la succession de Madame Angela Merkel.

Effets de bord ?

L’économie américaine a créé environ un demi-million d’emplois durant le mois de mai. Ce n’est pas rien, mais ce chiffre a déçu les attentes pour le deuxième mois consécutif. On rappellera qu’en mars et avril de l’année dernière, l’éclatement de la crise sanitaire et le confinement de la population avaient provoqué une hémorragie sur le marché de l’emploi. En deux mois, près de 22 millions d’emplois avaient été « détruits » outre-Atlantique. 

Et malgré le réengagement progressif de ces employés depuis une année, près de 8 millions de jobs manquent encore à l’appel. Ceci explique que, malgré la réouverture économique, le taux de chômage stagne à près de 6%, bien loin du niveau de 3.5% observé avant la crise sanitaire. Pourtant, toutes les conditions semblent réunies pour une embellie sur le front de l’emploi. 

Grâce à une campagne de vaccination à large échelle menée au pas de charge, l’épidémie de Covid-19 ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir aux Etats-Unis. Le déconfinement de l’économie s’est accéléré et la vie a retrouvé une quasi-normalité y compris dans les grandes agglomérations. Longtemps retardée, la reprise de l’activité concerne désormais également le secteur des services qui emploie une proportion importante de la population. 

On pense en particulier aux activités de loisirs, au tourisme et à l’hôtellerie-restauration. Paradoxalement, certaines entreprises commencent à se plaindre d’un manque patent de main d’œuvre disponible. Car certains employés semblent reporter leur retour sur le marché du travail en raison des généreux chèques distribués aux particuliers par le plan de relance de Joe Biden.

Le vrai réveil du marché de l’emploi se dessine donc pour cet automne une fois que les aides financières aux ménages arriveront à leur terme. Pour la Réserve fédérale, le risque de surchauffe économique semble donc pour l’instant écarté. Mais les pressions inflationnistes ne doivent pas être oubliées. Car, dans l’intervalle, certains employeurs doivent se résigner à augmenter les salaires pour attirer une nouvelle main d’œuvre.  

La situation actuelle d’une inflation sur les prix des matériaux et sur les rémunérations est une combinaison rarement appréciée par les banquiers centraux. Si le marché obligataire américain a été rassuré par des créations d’emplois décevantes, les salaires maintiennent la pression sur les épaules de la Fed. Pas de doute que la normalisation de la politique monétaire restera à l’agenda de ses prochaines réunions. Après trois mois de stabilisation, une reprise de la tendance haussière sur les taux longs nous semble toujours inéluctable.

Le pétrole et l’ESG vont-ils de pair ?

L’importance croissante des investissements intégrant des critères ESG commence à avoir un impact sur les sociétés pétrolières. Tout d’abord, en mai un tribunal a imposé à la société Shell une réduction de ses émissions de CO2 de 45% d’ici à 2030.

Plus récemment, l’investisseur activiste ESG Engine No.1 a réussi à faire élire trois membres au comité d’administration d’ExxonMobil pour contribuer à la transition hors des énergies fossiles. Et un regroupement de plus de quarante banques a publié sa volonté de réduire significativement les émissions de carbone de ses portefeuilles de crédits.

Ces éléments font partie d’une tendance de fond qui va fortement limiter les investissements dans le secteur pétrolier par les sociétés cotées probablement au niveau de 2020, année de crise.

Cette situation, favorable pour l’environnement, est néanmoins problématique vu que le pic de la demande de pétrole ne devrait pas être atteint avant 2030 et que le système énergétique actuel repose toujours à 80% sur les énergies fossiles. Si les grandes compagnies cotées ne peuvent plus investir pour assurer l’offre, l’OPEP verra son importance augmenter, de même que sa capacité à influencer les prix. En analysant les budgets de différents pays du Moyen-Orient, des études pointent vers 80$/baril comme niveau d’équilibre.

Au-delà des discussions actuelles autour d’une ré-augmentation du plafond de production post-crise du Covid, nous pouvons imaginer que l’OPEP voudra profiter de son regain d’influence pour maintenir le prix du pétrole proche de ce niveau d’équilibre. Une question paradoxale se pose donc : l’importance croissante des investissements ESG serait-elle positive pour le cours du pétrole ?

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