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Point sur les marchés – 9 septembre 2019

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine !

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Paysage Forêt Finance

L’essentiel

La faiblesse du secteur manufacturier en Allemagne persiste et ravive les craintes d’une contagion au reste de l’économie, qui pour l’instant se montre résiliant. D’une part les nouvelles commandes à l’industrie ont baissé plus que prévu (-2.7% M/M) en raison des commandes manufacturières notamment à l’international. De l’autre, la production industrielle a enregistré un deuxième mois consécutif de baisse (-0.6%M/M). 

En dépit d’une tentative de réconciliation par le gouvernement de Hong-Kong en retirant officiellement le projet de loi d’extradition, les tensions entre la police et les manifestants peinent à s’apaiser. Les répercussions négatives sur l’économie locale, notamment les secteurs de l’immobilier, des ventes au détail et du tourisme sont importantes et devraient se poursuivre.

Les exportations chinoises se sont contractées en août après une surprise positive le mois précédent, ceci malgré les impacts potentiels des achats anticipés. Sans surprise, les exportations vers les États-Unis ont été les plus touchées, avec une baisse de -16% sur un an. 

 

Un « superhéros » s’éclipse

Bien qu’il reste officiellement à la présidence de la Banque Centrale Européenne (BCE) jusqu’au 31 octobre, dans les faits, M. Draghi s’apprête à vivre cette semaine un des derniers grands moments de sa carrière de grand argentier. Et il pourrait tirer sa révérence sur un nouveau coup d’éclat. Les attentes sont en effet élevées à la veille de cette réunion de la BCE, car l’économie européenne s’essouffle. Le ralentissement est pour l’instant surtout perceptible dans l’industrie, tandis que la consommation interne résiste grâce au reflux du chômage et à légère revalorisation des salaires dans la zone euro.

Les maux actuels de l’industrie européenne découlent bien entendu d’un commerce international en berne et de l’incertitude provoquée par à la guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine. Alors que l’Allemagne et l’Italie frôlent la récession, la pression est donc grande sur les épaules de super Mario, une fois de plus. Car après plusieurs années de relance monétaire agressive, l’inflation européenne reste au plancher. Un ralentissement conjoncturel trop prononcé pourrait réveiller la hantise de tout banquier central.

Dans un monde industrialisé confronté à un endettement structurel élevé et une démographie déclinante, la déflation est une menace beaucoup plus dangereuse que le retour hypothétique d’une inflation galopante telle que lors des deux chocs pétroliers. Dans ce contexte, une nouvelle baisse des taux directeurs de la BCE semble quasi acquise. Mais alors que l’utilité des taux négatifs est questionnée, M. Draghi se résoudra peut-être à des mesures de plus grande ampleur. Quelques mois après avoir décidé de mettre fin au programme de rachats d’actifs, il faudra éventuellement se résoudre à tourner sa veste et accepter de reconsidérer l’arsenal d’armes monétaires non-conventionnelles. Un dernier raout d’honneur avant de céder la main à Mme Lagarde ? Celle-ci ne devrait en tout cas pas trop diverger de la ligne tracée par Mario Draghi.

Les banques centrales actuelles ont depuis longtemps oublié les dogmes d’antan et la planche à billets a de bonne chances d’encore tourner dans le monde. Mais face à une efficacité plus réduite des politiques monétaires, il est sans doute temps de se tourner vers une relance plus axée sur la politique budgétaire, à commencer par les pays qui ont de vraies réserves d’investissement à l’exemple de l’Allemagne. Christine Lagarde veillera désormais aux destinées de l’euro, elle le doit en grande partie à M. Draghi qui a su défendre la monnaie unique au moment le plus crucial de son existence.

Etats-Unis : un découplage grandissant entre investissement et consommation

Alors que les incertitudes liées à la guerre commerciale persistent, la semaine passée a réservé quelques surprises au niveau des fondamentaux de l’économie américaine. En effet, l’activité manufacturière s’est encore largement détériorée en août, l’indice de l’ISM manufacturier plongeant sous la barre des 50 pour la première fois depuis 2016. Les économistes escomptaient pourtant une stabilisation, à l’image des autres régions du monde. Comment expliquer alors la résilience des bourses dans un contexte de ralentissement économique marqué ?

C’est du côté du consommateur américain qu’il faut chercher la réponse. Différents indicateurs montrent qu’il se porte à merveille et contribue largement au maintien de la conjoncture américaine, alors que les dépenses d’investissement s’effritent. Difficile en effet pour les entreprises de planifier leur expansion et leurs dépenses dans l’environnement actuel marqué par les incertitudes économiques et politiques.  Ces sociétés pourraient-elles alors également mettre sur pause la création de nouveaux postes de travail, en attendant d’y voir plus clair dans un conflit commercial qui s’enlise ?

C’est ce que laisse entrevoir la faiblesse des chiffres de l’emploi de vendredi passé, qui ont également surpris négativement les analystes. Pas de quoi faire fléchir la confiance du consommateur, mais assez pour pousser la Réserve Fédérale à agir dans une semaine et à couper pour la deuxième fois de l’année ses taux directeurs et prolonger encore ce cycle d’expansion. Une question subsiste : 25 points de base ou 50 ?

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