Point sur les marchés – 4 janvier 2021

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine !

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L’essentiel

Les obligations émergeantes continuent de bien se comporter. En effet, les spreads se resserrent et atteignent leurs plus bas depuis plus d’une année. Cette classe d’actifs est portée par son rendement attractif dans un environnement de taux zéro.

Les crypto-monnaies ont connu une fin d’année explosive, clôturant le quatrième trimestre en forte progression. À la suite du passage de résistances techniques, les flux dans leur direction se sont renforcés, illustrant le retour de l’appétit au risque sur les marchés.

En Chine, la croissance de l’activité manufacturière a ralenti durant le dernier mois de l’année. L’indice PMI manufacturier Caixin s’est établi à 53 points en décembre, contre 54,9 le mois précédent, et reste au-dessus du seuil d’expansion de 50 pour un huitième mois consécutif.

Etats-Unis : d’où viendra le grain de sable ?

Le traditionnel et tant attendu rallye de fin d’année aura finalement eu lieu sur les marchés actions. Les bourses américaines ont affiché une performance de près de 15% sur les deux derniers mois de l’année, ce qui a permis à tous les indices de la région de terminer l’année en territoire nettement positif. Il est vrai que les bonnes nouvelles n’ont pas manqué en cette fin d’année 2020 particulièrement chahutée. L’arrivée de plusieurs vaccins efficaces contre le Covid-19 a été le déclencheur de la flambée des marchés, permettant aux investisseurs de se projeter au-delà de la pandémie et de la récente remontée des infections. En outre, le résultat des élections présidentielles américaines a été salué par des investisseurs certainement lassés de la gouvernance chaotique de Donald Trump. Enfin, les derniers jours de l’année ont vu l’approbation in extremis d’un plan de relance massif qui devrait soutenir l’économie américaine jusqu’à ce que la campagne de vaccination soulage le pays. Aux USD 900 milliards annoncés pour aider les ménages et les entreprises s’ajoutent USD 1,4 trillion de financement du gouvernement, ce qui écarte la perspective d’un « shutdown » avant le mois de septembre 2021. L’économie américaine semble donc lancée sur de bons rails. Les économistes semblent tous s’accorder sur une progression des indices cette année encore. Les indicateurs de sentiment reflètent d’ailleurs l’enthousiasme des investisseurs et les valorisations des titres atteignent des niveaux qui n’avaient pas été observés depuis les années 2000. Dans un contexte aussi porteur, il convient de se poser la question suivante. D’où pourrait donc venir le grain de sable capable d’enrayer la reprise conjoncturelle ?

Certains risques persistent en ce début d’année. Un basculement de la majorité du Sénat du côté démocrate ouvrirait la voie vers des hausses d’impôts pour les entreprises domestiques en 2021 ou 2022. La lenteur des campagnes de vaccination pourrait retarder sensiblement la reprise économique anticipée par tous. S’il est aujourd’hui difficile d’identifier un évènement capable de remettre en question un scénario optimiste pour la nouvelle année, il faut être conscient que la récente progression fulgurante des marchés les a également rendus particulièrement fragiles et sensibles à la moindre contrariété. Ne cédons par conséquent pas à la complaisance, qui marque toujours les prémices d’une période plus difficile pour les actifs risqués et les marchés actions en particulier.

Royaume-Uni : une étape du Brexit a été franchie !

Après une longue et douloureuse procédure de divorce, le Royaume-Uni a définitivement quitté l’Union européenne après 47 années de vie commune. Une nouvelle page de l’histoire britannique s’ouvre. L’accord de libre-échange, conclu in extremis, sera basé sur le modèle signé avec le Canada et va bien entendu modifier les liens entre les deux régions. Il permet cependant d’éviter le scénario d’un non-accord qui aurait eu un impact très lourd sur l’économie britannique. Il faut toutefois relever que même si les droits de douane et les quotas sur les échanges de marchandises seront évités, cet accord entraînera une forte hausse des contrôles aux frontières et mènera à une augmentation considérable de la bureaucratie. Plus important, les services (et plus particulièrement les services financiers) qui pèsent 80% dans le PIB britannique ne sont pas inclus. Dès lors, la sortie du Royaume-Uni s’annonce complexe et les coûts économiques associés ne seront pas négligeables.

Bien que cet accord soit jugé comme « mince », c’est le scénario auquel les marchés se sont préparés. A court terme, les perspectives économiques vont cependant dépendre de l’évolution de la pandémie. Avec l’apparition de la nouvelle mutation du virus, les nouvelles mesures de restrictions ne vont pas se lever de sitôt et la Banque d’Angleterre devra sans doute encore venir à la rescousse avec de nouvelles munitions. En revanche les perspectives devraient s’améliorer dès le deuxième trimestre grâce au déploiement du vaccin, qui devrait permettre à la croissance de rebondir fortement.

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