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Point sur les marchés – 4 juillet 2022

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L'essentiel

Le bitcoin termine le trimestre sur une baisse de 58%, soit la deuxième pire performance de son histoire. Ce mouvement s’explique non seulement par la hausse des taux directeurs de la Fed, mais surtout par plusieurs faillites qui rendent les intervenants plus sensibles au risque de contreparties.

Le taux d’inflation global dans la zone euro continue de surprendre à la hausse. En effet, l’accélération plus forte que prévue en juin a mené la progression annuelle à 8.6% A/A soit un record historique. Dans ce contexte, la Banque Centrale Européenne fait face à un gros défi : freiner l’envolée des prix en augmentant les taux directeurs tout en essayant d’éviter que la zone euro ne tombe en récession.

Les derniers indices des directeurs d’achat indiquent de nouveaux signes de reprise de l’activité dans l’économie chinoise alors que les restrictions de Covid continuent de s’assouplir. Les PMI manufacturiers et services ont depuis franchi la barre des 50, la première expansion de l’activité en quatre mois, confirmant la tendance observée à partir des données à haute fréquence et de l’optimisme du marché.

L’inflation en point de mire

Outre le dérapage des prix des denrées alimentaires, qui semble appelé à durer, l’envolée des cours de l’énergie pose un véritable problème : il impacte directement le pouvoir d’achat des ménages et des entreprises, et se répercute indirectement sur les prix des biens et marchandises via la hausse des coûts du transport.

Conscientes désormais du risque de persistance de l’inflation et décidées pour la plupart d’entre elles à s’y attaquer résolument, les banques centrales ont relevé leurs taux directeurs et fermé le robinet du crédit, quitte à compromettre la conjoncture et faire craindre une fin de cycle économique prématurée. Ce tour de vis drastique intervient au moment où les signes de stabilisation des prix se multiplient. On constate en particulier que les nombreux goulets d’étranglement qui affectaient les chaînes d’approvisionnement depuis la crise du Covid-19 commencent progressivement à se résorber, avec à la clé un raccourcissement des délais de livraison et une détente des coûts de revient.

Si elle se confirme, cette décrue de l’inflation permettrait d’envisager un atterrissage en douceur de l’économie mondiale et un certain allongement du cycle en cours. Pour l’instant, la consommation privée résiste plutôt bien dans les pays industrialisés, grâce à l’épargne excédentaire accumulée depuis 2020 et à des niveaux de chômage proches des planchers historiques.

La Chine, quant à elle, s’inscrit dans une tout autre dynamique : Pékin enchaîne les initiatives destinées à relancer l’activité après le trou d’air conjoncturel lié aux re-confinements de ce printemps.

En Europe, on surveillera bien entendu l’impact qu’une coupure des livraisons de gaz russe pourrait avoir sur la confiance des consommateurs et des entreprises. Pour l’heure, la modération de l’inflation attendue dans le courant de l’été devrait dissiper les craintes de récession au niveau mondial et offrir du soutien à des marchés financiers particulièrement malmenés au premier semestre. A noter à cet égard que les valorisations ont retrouvé des niveaux attrayants, tant du côté des actions que des obligations.

En outre, certains marchés de taux commencent enfin à offrir des rendements intéressants. C’est notamment le cas des Etats-Unis, mais aussi de la Suisse, après de nombreuses années de taux négatifs. Nous recommandons d’investir à nouveau en obligations suisses et renforçons le poids du franc dans tous nos profils d’investissement, la Banque nationale suisse (BNS) renonçant apparemment à s’opposer à l’appréciation de la monnaie helvétique. En revanche, nous réduisons l’exposition à la livre sterling : l’économie britannique semble avoir du mal à se remettre du choc du Brexit, alors que le gouvernement de Boris Johnson paraît chaque jour un peu plus fragile.

Matières premières : une plus grande sélectivité s’impose

Les matières premières ont connu une première moitié d’année éclatante. Leurs bonnes performan­ces contrastent d’autant plus avec celles des autres actifs risqués. Après un tel rebond, certains investis­seurs se demandent déjà si le mouvement touche à sa fin. Nous ne pen­sons donc pas que le rattrapage soit terminé au vu de la longue sous-performance dont nous sortons et des problèmes des sous-investissement qui en ont découlé. Mais en toute logique, il a peu de chance de se poursuivre avec la même vigueur sans passer par une phase de consolidation.

Parmi les différentes matières premières, notre préférence va toujours au pétrole et à l’énergie. L’offre mondiale déçoit constamment depuis le début de l’année. Fait plus préoccupant encore, l’OPEP n’arrive pas à tenir ses objec­tifs, alors que les intervenants comptent sur elle pour équilibrer le marché. En face, la demande continue sa normalisation. Et le raccourcissement des quarantaines annoncé récemment par Pékin laisse présager une augmentation de la demande chinoise. Au vu des stocks restreints, nous ne serions pas surpris de voir le prix du pétrole grimper jusqu’à des niveaux propres à exer­cer un effet dissuasif sur la demande. Dans ce contexte, nous continuons de recommander d’acheter l’or noir sur faiblesse.

L’environnement est plus compliqué pour les métaux industriels. Même si ce segment du marché reste très attractif à long terme en raison de la forte demande que générera la transition énergétique, à court terme, c’est le cycle économique qui prime. Le ralentissement actuel nous incite ainsi à devenir plus prudents sur ces actifs, qui ont beaucoup progressé depuis notre recommandation de début 2020. En revanche, nous n’hésite­rons pas à nous y réintéresser lorsque la visibilité se sera améliorée.

En dépit des nombreuses incertitudes, l’or demeure en retrait par rapport à d’autres matières premières. Nous conservons notre exposition à l’or à des fins de couverture contre une détériora­tion supplémentaire de l’environnement boursier.

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