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Point sur les marchés – 2 août 2022

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine !

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Fantastic evening panorama of Bachalp lake / Bachalpsee, Switzer

L'essentiel

Avec une progression de 0.7% par rapport au 1er trimestre, le PIB de la zone euro s’est révélé bien plus fort que prévu. Il a été soutenu notamment par les dépenses dans le tourisme. Les prochains mois devraient s’avérer plus compliqués comme le suggère notamment la baisse inattendue des ventes au détail en Allemagne (-9.8% sur un an) qui ont été impactées par la hausse de l’inflation. Un tassement de l’activité semble se profiler. 

Malgré une situation de quasi plein emploi, les Etats-Unis seraient-ils déjà tombés en récession ? C’est le constat surprenant qui peut être fait suite à l’annonce d’un recul du Produit Intérieur Brut américain pour le deuxième trimestre consécutif.  

Une visite « provocatrice » à Taiwan de la politicienne américaine Nancy Pelosi est prévue mercredi. En plus de montrer sa solidarité face à la pression chinoise, elle vise sans doute aussi à séduire les électeurs américains en tenant tête à la Chine avant les élections de mi-mandat en novembre. Le risque de déclencher un conflit plus large et grave, bien qu’extrêmement faible, reste difficile à quantifier.

Les rendements obligataires ont-ils dépassé leur pic ?

Les pressions inflationnistes se sont rapidement propagées le long de la chaîne de transmission des prix durant le premier semestre. La principale cause de cette déferlante réside dans l’envolée des cours de l’énergie : celle-ci impacte directement le budget chauffage et mobilité des ménages, mais affecte également le coût du transport de tous les biens et marchandises, ce qui se répercute sur les prix à la consommation. Le renchérissement des prix énergétiques semble appelé à durer sur fond de guerre en Ukraine. Le conflit a en outre attisé des hausses de prix sur les denrées alimentaires, en raison notamment du poids des deux belligérants dans la production mondiale de céréales et d’engrais.

Après un temps d’attente, les grandes banques centrales ont décidé de frapper fort en accélérant le durcissement des politiques monétaires. Leur objectif : ralentir l’économie afin d’enrayer l’inflation et, surtout, d’éviter la mise en place d’une spirale auto-entretenue de hausses des prix et des salaires. Des développements récents laissent d’ailleurs espérer que le renchérissement du coût de la vie a déjà atteint son pic dans le monde développé.

Sur une majorité de matériaux de base, les cours ont en effet amorcé un recul depuis le début de l’été et l’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et l’alimentation, semble également se tasser dans plusieurs pays. Les marchés obligataires ont été passablement secoués par le retour du spectre inflationniste. Mais dernièrement, les rendements ne montent plus dans le monde, la peur inflationniste laissant progressivement place à des craintes de ralentissement économique plus prononcé que prévu. D’ailleurs, Jerome Powell a laissé entendre lors de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine que le gros de l’ajustement sur les taux d’intérêt est sans doute passé.

Après deux hausses de taux consécutives de 0.75%, la Fed pourrait donc ralentir la cadence à condition que les chiffres confirment un tassement de l’inflation dans les prochains mois. Le marché obligataire a salué le léger changement de ton du côté de la banque centrale américaine. Les rendements à long terme ont d’ailleurs nettement reculé depuis le sommet atteint à la mi-juin. Du point de vue de la valorisation, les obligations américaines nous semblent toujours attractives. Contrairement aux emprunts en euro, c’est un marché où le risque inflationniste à long terme nous semble bien compensé par le rendement des emprunts gouvernementaux de longue durée. C’est également le cas sur les obligations de sociétés privées dont les primes de risque ont nettement augmenté durant les derniers mois.

 

La Banque du Japon : les limites de la détermination

Lors de la récente phase de volatilité, la bourse japonaise a montré sa résilience en battant aisément la plupart des autres marchés développés en monnaie locale. Sa bonne performance a toutefois été entamée par le repli du yen. En effet, la devise nippone s’est affaiblie de plus de 12% contre le dollar américain depuis le début de l’année, tombant à un plus bas en 24 ans. Cette dépréciation s’explique principalement par le différentiel de taux d’intérêt JPY/USD. Alors que la Fed, comme les autres économies du G10, lutte contre l’inflation en remontant ses taux, la Banque du Japon (BoJ) se démarque par le maintien d’une politique monétaire accommodante.

En bridant artificiellement le rendement des obligations domestiques, la banque centrale japonaise doit résister à la pression d’abandonner le plafond de 0,25% fixé pour ses taux longs. Les ressources déployées à cet effet traduisent sa détermination. Des rachats d’un montant équivalant à plus de cent milliards de dollars ont été nécessaires rien qu’au mois de juin. Résultat, la BoJ détient désormais plus de 50% de la dette publique, une première dans l’histoire des banques centrales, contre seulement 10% environ lors du lancement des Abenomics en 2013.

Si un changement de cap radical semble peu probable compte tenu des risques systémiques qu’il pourrait engendrer, un élargissement de la bande de contrôle via un relèvement du plafond à 0,50% paraît tout à fait envisageable. Une appréciation du yen est possible dans un tel scénario. Les valeurs financières devraient elles aussi en profiter, renforçant la surperformance du style « value » depuis 2021.

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