Point sur les marchés – 26 octobre 2020

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine!

Nous contacter

L’essentiel

Les métaux industriels et plus particulièrement le cuivre maintiennent leur dynamique positive et sont au plus haut depuis plus de deux ans, portés par le retour de la demande et des inventaires limités. Ils restent néanmoins très loin des records historiques.

L’indice des directeurs d’achat (PMI’s) dans la zone euro est ressorti au plus bas depuis 4 mois. La hausse dans le secteur manufacturier n’a pas réussi à compenser la poursuite de la faiblesse dans les services en raison de nouvelles mesures de restriction liées à la pandémie. L’impact négatif de la deuxième vague actuelle incitera sans doute les gouvernements et la Banque Centrale Européenne à augmenter les plans de relance.

Plus d’un quart des sociétés du S&P 500 ont publié leurs chiffres pour le troisième trimestre et parmi elles, près de 85% ont battu les prévisions bénéficiaires des analystes. Cette performance a permis aux indices boursiers de la région de surperformer la semaine passée. Attention cependant à ne pas basculer dans un excès d’optimisme, voire de complaisance dans un contexte économique qui reste fragile.

Changement de régime sur les devises

Le dollar américain a cédé beaucoup de terrain ces derniers mois. Pendant longtemps, les taux d’intérêt plus élevés qui prévalaient aux Etats-Unis parvenaient à combler le désavantage constitué par le double déficit − budgétaire et commercial − américain. Mais la réponse agressive de la Réserve fédérale face à la crise sanitaire a bouleversé ce fragile équilibre. Alors que les déficits se sont encore fortement creusés cette année, la politique de taux zéro adoptée par la Fed et les généreuses injections de liquidités jouent désormais en défaveur du dollar. Or quand le billet vert se déprécie, c’est généralement une majorité de devises qui retrouvent des couleurs. Porté par le regain d’optimisme dû à l’ambitieux plan de relance européen, l’euro a ouvert le bal en progressant de près de 10% durant l’été. Et cette confiance à l’égard de la monnaie européenne ne semble pas même s’étioler alors qu’une deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 traverse actuellement le Vieux-continent. Récemment, d’autres monnaies ont emboîté le pas à l’euro, à commencer par les devises de pays producteurs de matières premières qui profitent traditionnellement d’une réaccélération de l’économie mondiale. On pense notamment aux dollars canadien, australien et néo-zélandais qui ont tous retrouvé voire même dépassé leur niveau de début d’année contre le billet vert après avoir fortement souffert des confinements du printemps. Mais le yuan est la vraie star du moment.

Il bénéficie de la résilience de l’économie chinoise qui devrait la première renouer avec la croissance. La monnaie chinoise a retrouvé ses niveaux de juin 2018 et effacé l’impact des tensions commerciales avec les Etats-Unis. Dans le sillage du yuan, le reste des monnaies asiatiques amorcent également une phase de réveil. Et ce mouvement devrait s’étendre à d’autres monnaies émergentes qui ont beaucoup souffert depuis l’apparition de la pandémie de Covid-19, a fortiori si la disponibilité rapide d’un vaccin vient à se confirmer. On pense notamment à certaines devises latino-américaines, comme le peso mexicain ou le real brésilien. Parmi les grandes monnaies, les seules qui peinent à progresser contre le dollar sont la livre sterling, toujours pénalisée par les craintes d’un Brexit dur, et le yen, la Banque du Japon redoublant d’efforts, après pratiquement trente ans de déflation, pour éviter une appréciation de sa devise.

Suisse : l’arbre qui cache la forêt

Si la Suisse et son économie n’ont pas été épargnées par la crise sanitaire, la conjoncture a montré une belle résilience par rapport aux voisins européens. Pourtant, les indices actions suisses ont été largement à la traîne durant l’été, les investisseurs ayant favorisé les régions et les secteurs plus cycliques et donc mieux à même de bénéficier de l’embellie conjoncturelle mondiale. Cette apparente sous-performance masque en fait l’énorme biais qui s’est instauré en faveur des petites et moyennes capitalisations boursières depuis le mois de mars. Car si les poids lourds défensifs de la cote helvétique – et partant les indices – accusent un retard, tel n’est pas le cas des petites valeurs, qui ont bénéficié de la normalisation de l’économie et des bonnes nouvelles annoncées tout au long du troisième trimestre. Notre exposition accrue à ce segment du marché nous a donc été largement bénéfique au cours des derniers mois.

Aujourd’hui toutefois, l’écart entre ces deux segments du marché est tel qu’il nous semble opportun de revenir sur les titres qui sont à l’origine du retard de performance des indices. Pharma, luxe et financières sont autant de secteurs susceptibles de retrouver la faveur des investisseurs durant les prochains mois. Après la performance boursière mitigée des six derniers mois, nous continuons de favoriser les valeurs helvétiques et avons augmenté notre exposition afin de profiter d’un éventuel rattrapage. En outre, la valorisation des titres suisses s’avère extrêmement intéressante, notamment en comparaison des actions mondiales, devenues chères après leur forte progression

Pour approfondir

Informations légales

Ce site contient des informations relatives à un grand nombre de fonds de placement enregistrés et gérés dans différentes juridictions. Les informations de ce site web ne sont pas destinées aux personnes relevant de juridictions dans lesquelles (en raison de la nationalité des personnes, de leur lieu de résidence ou pour toute autre raison) la diffusion ou l’accès à ce site est interdit. Les personnes soumises à de telles restrictions locales ne doivent pas accéder à ce site web.
Les informations publiées sur ce site ne constituent ni une sollicitation ni une offre, ni une recommandation d’achat ou vente ou de toute autre transaction sur des instruments de placement.

Même si ce site reprend une large sélection de fonds à disposition, il n’englobe pas tous les fonds actuellement disponibles sur le marché. Dès lors, il peut exister des fonds correspondant mieux aux besoins de placement de l’utilisateur, mais qui ne figurent pas sur ce site. L’utilisateur doit être conscient du fait que les prix des parts de fonds de placement peuvent fluctuer vers le haut et vers le bas. En conséquence, la performance passée n’est pas une garantie de la performance future. Par ailleurs, les placements en devises différentes sont sujets aux fluctuations des taux de change.
Avant d’effectuer tout investissement dans un placement collectif, l’utilisateur doit lire impérativement et attentivement les prospectus de vente et les informations clés pour l'investisseur (KIID). Les prospectus et KIIDs des fonds sur ce site sont disponibles sur ce site, mais peuvent également être demandés gratuitement, auprès de Piguet Galland & Cie SA ou de la direction de fonds. L’utilisateur s’engage à lire les clauses de non-responsabilité relative à chaque fonds avant d’effectuer un placement.

Les membres du conseil d’administration ou les collaborateurs de Piguet Galland & Cie SA peuvent détenir ou avoir détenu des participations ou des positions dans les fonds considérés ou peuvent être actifs ou avoir été actifs en tant que teneurs de marché pour ces titres. Par ailleurs, les membres du conseil d’administration ou les collaborateurs de Piguet Galland & Cie SA peuvent entretenir ou avoir entretenu des relations avec les sociétés concernées, peuvent offrir ou avoir offert des services de financement d’entreprise ou autres à ces sociétés ou peuvent siéger ou avoir siégé dans leur comité directeur.
Veuillez préalablement prendre connaissance des Conditions d'Utilisation du Site.

Informations personnelles
Nos services n'étant disponibles qu'aux résidents suisses, le choix du pays de domicile n'est pas disponible.
Vous devez accepter les conditions d'utilisation.
* champs obligatoires