Tensions autour du Groenland : quel risque réel pour la Suisse ? L’analyse de Daniel Varela dans Le Temps
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Le Temps
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Daniel Varela Chief Investment Officer
Les tensions commerciales entre les États-Unis et plusieurs pays européens refont surface, avec en toile de fond un sujet aussi inattendu que stratégique : le Groenland. Depuis le week-end dernier, l’administration américaine menace d’imposer de nouveaux droits de douane aux pays européens qui s’opposent à une cession du territoire aux États-Unis.
La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les pays nordiques et les Pays-Bas sont directement visés. Une surtaxe de 10 % pourrait entrer en vigueur dès le 1er février, avec un relèvement potentiel à 25 % dès le 1er juin si aucun accord n’est trouvé.
Dans ce contexte, la question se pose naturellement : la Suisse pourrait-elle être entraînée dans cette nouvelle escalade commerciale ?
Selon Daniel Varela, responsable des investissements chez Piguet Galland, le risque est à ce stade limité. Les nouvelles mesures annoncées ciblent exclusivement les pays ayant renforcé leur présence militaire au Groenland en soutien au Danemark. La Suisse, fidèle à sa tradition de neutralité, ne figure pas parmi les États concernés.
Une implication politique ou militaire de la Confédération apparaît hautement improbable. Dans la continuité de ses principes, la Suisse privilégierait plutôt un rôle diplomatique, en proposant ses bons offices si la situation devait se tendre davantage.
Si le retour de tensions commerciales transatlantiques alimente les inquiétudes, la Suisse semble, pour l’heure, à l’écart de ce bras de fer géopolitique. Une vigilance reste néanmoins de mise, tant les équilibres commerciaux internationaux peuvent évoluer rapidement dans un environnement marqué par l’imprévisibilité politique.
Lien vers l’intervention de Daniel Varela dans Le Temps
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Diplômé de l'Université de Genève en Gestion d'entreprises, option Finance, Daniel Varela a débuté sa carrière en 1989 en tant que gérant obligataire. Il rejoint la Banque Piguet & Cie en 1999 en tant que Responsable de la gestion institutionnelle également en charge de l'analyse et de la gestion obligataire de la Banque. En 2011, il est devenu Responsable de la stratégie d'investissement et du département des investissements de Piguet Galland. Il a rejoint le Comité de Direction de Piguet Galland en janvier 2012 en tant que Chief Investment Officer.