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Point sur les marchés – 11 juillet 2022

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine !

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L'essentiel

Le flux de nouvelles en provenance de l’Allemagne s’est fortement dégradé depuis l’éclatement de la guerre en Ukraine, le pays étant très dépendant des livraisons de gaz russe. Dans cette morosité, les nouvelles commandes ont rebondi contre toute attente de 0.1% M/M en mai, inversant la tendance des trois derniers mois.

Rattrapées par les craintes de récession, les matières premières ont baissé la semaine passée. Après la correction récente, les indicateurs de sentiments sur les matières premières sont au plus bas depuis 2009. Nous ne pensons pas que les conditions économiques justifient une telle baisse des cours. Nous restons donc acheteurs sur faiblesse. 

Le marché de l’emploi aux États-Unis est resté extrêmement solide en juin. Le taux de chômage est inchangé à 3,6%, en ligne avec les attentes. Les salaires continuent de grimper de plus de 5% par rapport à l’an passé et la création de l’emploi se maintient à 372’000 avec une forte croissance provenant du secteur des services.

Marché Asie-Pacifique : à chacun ses défis

D’une période où toutes les économies se voyaient confrontées à un problème commun, à savoir la crise du coronavirus, nous sommes passés à un monde dans lequel chaque pays est aux prises avec ses propres difficultés. Alors que certains doivent faire face à l’inflation, à la surchauffe conjoncturelle et à l’impact de la hausse des taux, d’autres, à l’instar de la Chine, sortent à peine de la dernière vague de la pandémie et cherchent à soutenir l’activité à tout prix.

Si le gouvernement chinois a adopté un ton plus accommodant dans sa politique économique depuis novembre 2021, les mesures de relance effectives se sont avérées à la fois peu probantes et en décalage avec le discours officiel de soutien à la conjoncture. Mais, depuis, l’ampleur des dommages causés par le confinement et les incertitudes liées à la crise ukrainienne ont contraint Pékin à mettre en place une série d’actions plus agressives. A tel point qu’aujourd’hui, le gouvernement central semble aussi déterminé à ressusciter l’économie chinoise que la Réserve fédérale l’est à lutter contre l’inflation aux Etats-Unis.

Les programmes mis en œuvre ont ciblé plusieurs fronts, avec notamment des mesures monétaires, des incitations budgétaires et un allègement de la répression réglementaire imposée au secteur technologique. L’autorité chinoise a même surpris le marché en raccourcissant de trois semaines à dix jours la période de quarantaine appliquée aux voyageurs en provenance de l’étranger. Depuis la mi-mai, la banque centrale chinoise a par ailleurs réduit les taux hypothécaires à deux reprises, un premier geste consenti en faveur du secteur immobilier durant ce cycle.

Si nous avons été jusqu’ici prudents et patients à l’égard de la Chine en gardant « le doigt sur la détente », les récents efforts de relance convaincants du gouvernement chinois − du type « quoi qu’il en coûte » − nous incitent à devenir plus constructifs, que ce soit à l’égard du marché domestique des actions « A » ou du segment des valeurs technologiques, qui offrent un potentiel de rebond important même si le risque d’un nouveau confinement ne peut pas être totalement exclu dans les mois à venir, comme le montre par exemple la découverture des sous-variants depuis début juillet. A l’inverse, Taiwan et la Corée du Sud, deux marchés qui comptent parmi les plus cycliques de la région et les plus sensibles à l’évolution de l’économie mondiale, sont appelés à ressentir davantage les effets du coup de frein donné par les banques centrales des pays industrialisés.

Royaume-Uni : un mal pour un bien ?

Après une cascade de démissions au sein de son gouvernement et une accumulation de scandales, Boris Johnson a finalement été contraint à démissionner. La livre, qui est un baromètre de choix pour évaluer le niveau de stress politique, a salué cette issue. Plusieurs raisons amènent à penser que les changements à venir ne pourront qu’être positifs. En effet, Boris Johnson laisse derrière lui un parti conservateur très divisé avec plusieurs dossiers extrêmement complexes en cours, tels la remise en cause du protocole nord-irlandais dans le Brexit et la question de l’indépendance de l’Ecosse. Et ceci alors que le Royaume-Uni fait déjà face à une inflation galopante, des taux d’intérêts qui montent et un consommateur sous pression.

Dès lors, l’idée de trouver un successeur à Boris Johnson au lieu d’appeler à des élections est certainement une bonne stratégie car elle permet aux Tories de gagner du temps pour remonter dans les sondages avant les grandes élections d’ici janvier 2025. Un nouveau premier ministre laisse également entrevoir des perspectives d’une politique fiscale plus conservatrice et peut-être même celles d’un apaisement des tensions entre le Royaume-Uni et l’Europe.

Ces développements pourraient être des catalyseurs positifs pour une stabilisation de la livre, qui à son tour devrait ramener de l’intérêt vers les valeurs domestiques qui ont été malmenées dans la correction des bourses. Mais d’ici là, les investisseurs auront sans doute besoin de retrouver la confiance dans un nouveau gouvernement stable et compétant, suite au tumultueux mandat de Boris Johnson.

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