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Point sur les marchés – 7 octobre 2019

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine !

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L’essentiel

Les risques de récession technique se précisent en Allemagne. Les commandes à l’industrie ont à nouveau enregistré une chute en août et corroborent avec d’autres indicateurs  une poursuite de la détérioration de l’économie. Ces derniers développements augmentent la pression sur le gouvernement pour effectuer de la relance fiscale.

Les incertitudes liées au Brexit pèsent sur l’économie britannique. En effet, le secteur des services est repassé en zone de contraction, suivant la tendance dans l’industrie et la construction. En attendant, la visibilité sur le front du Brexit reste réduite, la dernière proposition de Boris Johnson ayant été prudemment accueillie par l’Europe, alors que la date butoir approche à grands pas.

Bien qu’elles soient inférieures aux estimations, les créations de postes de travail aux USA en septembre restent largement suffisantes pour maintenir une situation de plein emploi. Non seulement le taux de chômage baisse à 3,5%, du jamais vu depuis quarante ans, mais l’inflation salariale reste contenue, ce qui permet à la Fed de continuer à assouplir sa politique monétaire sans craindre une flambée de l’inflation.

Des monnaies ballotées entre banquiers centraux et hommes politiques

L’espoir d’une normalisation des politiques monétaires a fait long feu. La fenêtre d’opportunité s’est en effet refermée courant 2018 lorsque l’administration Trump a décidé de lancer sa guerre commerciale en direction de la Chine. Le ralentissement conjoncturel mondial qui a suivi a conduit les grands argentiers de ce monde à tourner casaque cette année. Les banques centrales sont effectivement à nouveau en mode « relance économique », ce qui passe par un énième assouplissement des politiques monétaires dans ce cycle économique.

C’est le cas en Europe, aux Etats-Unis et dans de nombreux autres pays. Souvent, un des buts visés (quoiqu’inavoués) des banquiers centraux, c’est d’affaiblir leur monnaie. Car lorsqu’il s’agit de redémarrer une économie en panne, une dépréciation de la devise se révèle souvent l’un des outils les plus efficaces. Sauf que dans le monde très interdépendant de ce début de XXIe siècle, caractérisé par des cycles conjoncturels particulièrement synchrones, la dévaluation monétaire débouche fréquemment sur un jeu à somme nulle entre les grands blocs économiques. Les bénéfices obtenus à court terme par le pays ou la zone monétaire qui déprécie sa devise entraînent généralement une riposte. C’est le schéma classique de la guerre des monnaies.

Face aux conditions dissuasives que représentent les taux négatifs et l’usage de la planche à billets – autrement dit le programme de rachat d’actifs − en Europe, l’action mesurée en cours du côté de la Réserve fédérale pourra difficilement éviter un renforcement du dollar. A moins bien entendu que le président Trump n’obtienne gain de cause auprès du président de la Fed, Jerome Powell, ou qu’il ne le pousse à la démission. Ailleurs, on peut se tourner vers les monnaies émergentes pour trouver un certain potentiel de surperformance, mais leur progression dépend de l’évolution du yuan chinois et donc d’une désescalade du conflit commercial. Quant à la livre sterling, une autre devise déprimée, son sort est également lié à des développements sur le front politique : elle offre en effet un potentiel d’appréciation intéressant en cas de dissipation du risque de divorce sans accord avec l’Union européenne. Nous devrions être rapidement fixés sur la destinée de cette monnaie, à moins que le premier ministre Boris Johnson ne soit contraint comme Mme Theresa May avant lui de réclamer un délai supplémentaire pour organiser la scission.

Etats-Unis : Pas de récession dans notre scénario

La reprise économique tant attendue par les investisseurs pour la seconde moitié de l’année ne verra pas le jour, en raison notamment d’une escalade inattendue du conflit commercial qui oppose les Etats-Unis et la Chine.

Pourtant, nous excluons toujours l’éventualité d’une récession de notre scénario, du moins pour les douze prochains mois. La raison principale tient au fait que la plupart des modèles qui prédisent une contraction du PIB américain se basent sur la courbe des taux d’intérêt, à savoir la différence de rendement entre les emprunts d’Etat à 3 mois et ceux à 10 ans. Celle-ci s’est inversée en mai et, dans le passé, une récession a toujours été précédée d’une telle inversion. Dans le cas présent, le phénomène des taux négatifs, qui touche de plus en plus d’obligations souveraines, fausse la donne en créant une demande extrêmement forte pour la dette américaine et en comprimant la partie longue de la courbe.

D’autres économistes mentionnent également que le secteur manufacturier est passé en zone de contraction. Cependant, la contribution de l’industrie manufacturière au PIB ne s’élève plus qu’à 15%. La demande dans le secteur des services, principal moteur de la croissance, reste quant à elle robuste, même si elle ralentit également. En clair, la contraction passagère de l’activité manufacturière ne saurait suffire à plonger la première puissance économique mondiale dans une récession.

Rappelons-nous enfin que les meilleures performances boursières sont réalisées juste après une récession et juste avant la suivante, tandis que l’euphorie gagne les investisseurs. Nous n’avons pas encore atteint ce stade à notre sens, raison pour laquelle un pessimisme prématuré pourrait se solder par un important manque à gagner.

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