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Point sur les marchés – 8 février 2021

Découvrez le résumé de l’actualité économique de cette semaine !

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L’essentiel

Suite à l’effondrement de la dernière coalition, Mario Draghi a été appelé à la rescousse pour former un nouveau gouvernement en Italie. L’expérimenté ancien président de la BCE semble avoir l’aval des marchés financiers : les rendements italiens ont baissé fortement et la bourse a rebondi, en particulier le secteur bancaire.  Un tel scénario n’est pas seulement positif pour l’Italie, il l’est aussi pour l’ensemble de la zone euro.

Le pétrole continue de progresser et s’approche des 60$ par baril. Ce mouvement est entretenu notamment par la baisse des stocks excédentaires grâce à la discipline de production de l’OPEP. Ce soutien permet de maintenir des cours élevés malgré un retour pour l’instant limité de la demande.

Aux Etats-Unis, les créations d’emploi pour le mois de janvier sont ressorties bien plus faibles qu’attendu et les chiffres du mois de décembre ont été largement revus à la baisse. Cette faiblesse est due à l’importante vague de contaminations qu’a connu le pays en fin d’année passée. Le taux de chômage continue toutefois son recul, un effet qui devrait s’accentuer dans les prochains mois au vu de l’amélioration actuelle sur le front sanitaire.

Le marché obligataire parie sur la reprise

Un nouveau plan de relance budgétaire massif est en discussion au parlement américain. Le camp démocrate fait son possible pour faire aboutir rapidement une des promesses pré-électorales de Joe Biden. Le but est d’assurer la reprise économique en 2021 alors que la crise sanitaire n’est de loin pas terminée dans la première puissance mondiale, malgré une campagne de vaccination menée au pas de charge. Comme depuis le début de cette pandémie, les sommes discutées ont de quoi donner le tournis puisqu’on parle d’un paquet de l’ordre de 1’900 milliards de dollars dont une partie serait distribuée directement aux ménages américains sous forme de chèques.

Au sein du camp démocrate, une voix dissonante a exprimé ses doutes dernièrement et il ne s’agit ni plus ni moins que de l’ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton M. Lawrence Summers. Ce dernier s’inquiète des effets indésirables d’une relance aussi agressive. Janet Yellen, l’actuelle secrétaire au Trésor, est rapidement montée au front pour défendre le bienfondé de cette politique en écartant notamment un retour précoce de l’inflation. On se rappellera que Madame Yellen a avant tout été confrontée au risque déflationniste durant son mandat à la tête de la Réserve fédérale américaine. Comme la plupart de ses anciens collègues actuellement à la tête de banques centrales, elle semble désormais préférer un peu d’inflation plutôt que le risque d’un scénario de déflation larvée. Et de rappeler que le paquet fiscal en discussion reste le meilleur moyen de retourner au plein emploi d’ici l’année prochaine.

En attendant la confirmation de ce plan, le contexte se prête à un rebond économique solide aux Etats-Unis cette année. On pourrait même connaître un boom de la consommation porté par le retour de la confiance, surtout si la campagne de vaccination à large échelle produit les résultats escomptés en termes de protection des groupes à risque voire à terme d’immunité collective de la population. Le marché obligataire semble commencer à parier sur ce scénario avec des rendements à long terme qui s’inscrivent à la hausse dans la plupart des pays développés.

A titre d’exemple, le taux à 10 ans américain approche du seuil de 1.2% contre 0.5% l’été dernier. Le niveau reste bas, mais la tendance à la normalisation des taux semble inexorable. Reste à savoir quand l’attention des banques centrales va se détourner de l’état de l’économie vers le risque de réveil de l’inflation envisagé par M. Summers. Par le passé, la piqure de rappel est souvent venue du marché obligataire sous la forme d’une tension accélérée sur les taux.

Japon - le printemps attendra

Jusqu’au jour où l’immunité collective au Covid-19 sera atteinte, le même scénario se répétera à chaque nouvel épisode épidémique, avec tout d’abord une montée en flèche des contaminations, suivie d’une série de restrictions et, pour finir, l’annonce de mesures de soutien à l’économie. La troisième vague d’infections apparue en novembre dernier au Japon n’a pas fait exception, forçant le gouvernement de Yoshihide Suga à imposer l’état d’urgence jusqu’à la mi-février.

Bien que le nombre absolu de cas soit beaucoup plus faible sur l’Archipel que dans les autres pays développés de l’hémisphère nord, l’impact des nouvelles mesures de confinement retardera le printemps économique tant attendu. Après un net redressement depuis avril, la confiance des consommateurs est repartie à la baisse dernièrement. Durant le quatrième trimestre de 2020, la demande extérieure, soutenue par le rebond synchrone de la conjoncture mondiale, a été le principal moteur de l’économie japonaise et a également contribué à la surperformance des actions nippones.

La reprise mondiale devrait se prolonger cette année et plus que compenser la faiblesse de l’activité intérieure, à moins que l’appréciation du yen ne se poursuive elle aussi et commence à pénaliser les exportateurs. Certes, la valorisation de la bourse japonaise n’est pas des plus attrayantes – que ce soit par rapport aux marchés mondiaux ou à sa moyenne historique. Mais tant que le gouvernement se montrera disposé à prendre de nouvelles mesures de relance budgétaire (et ce quand bien même le pays fait déjà partie de ceux qui ont dépensé le plus sur ce front), la cote japonaise devrait continuer à bénéficier de son exposition cyclique lors de la reprise économique mondiale de 2021.

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