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Étude de cas

Succession : Protéger son conjoint tout en aidant ses enfants

Recevoir un héritage important, aider ses enfants dans leurs projets ou préparer sereinement une transmission familiale soulève souvent une même question : comment concilier protection du conjoint, soutien aux enfants et équité patrimoniale à long terme ? Cette étude de cas illustre comment une planification successorale globale permet d'atteindre ces objectifs simultanément. 

Découvrez comment Piguet Galland aide ses clients dans leur succession
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9.2/10

Note de satisfaction globale de nos clients

Source: étude NPS 2025

Le cas en quelques mots

  • Couple marié domicilié dans le canton de Vaud

  • Héritage de CHF 6 millions reçu par un des époux

  • Deux enfants ayant des besoins différents

  • Objectif : protéger le conjoint survivant tout en maintenant une stricte égalité économique finale entre les enfants

     

Découvrir les enjeux

Chaque situation successorale est unique. Découvrez les principaux enjeux analysés par nos spécialistes et les solutions généralement envisagées.

  • Pourquoi un héritage peut-il bouleverser une succession ?

    La valeur du patrimoine n'est pas toujours le principal enjeu. Sa structure juridique peut avoir davantage d'impact sur la protection du conjoint et de la transmission familiale.

    Lorsqu'une personne reçoit un héritage important, la première réaction consiste souvent à évaluer son impact financier. Pourtant, dans la pratique, le véritable changement réside souvent dans sa qualification juridique.

    En droit suisse, les biens reçus par succession constituent en principe des biens propres. Ils n'appartiennent pas automatiquement au patrimoine commun du couple et ne sont pas soumis aux mêmes règles que les avoirs accumulés durant le mariage. Cette distinction devient particulièrement importante lorsque le patrimoine familial prend de l'ampleur.

    Beaucoup de familles découvrent alors que la répartition du patrimoine entre biens propres et acquêts influence directement la protection du conjoint survivant, les droits futurs des enfants et les possibilités de transmission.

    Sans réflexion préalable, certaines situations peuvent créer des contraintes inattendues : manque de liquidités pour le conjoint survivant, indivision entre héritiers ou obligation de vendre certains actifs pour procéder au partage successoral.

    Une planification patrimoniale efficace commence donc par établir un inventaire précis des différentes masses patrimoniales. Cette analyse permet d'identifier les conséquences civiles, successorales et fiscales d'un héritage et de déterminer les mesures les plus adaptées aux objectifs familiaux.​‌

  • Pourquoi le régime matrimonial est-il souvent plus important que le testament ?

    La succession ne commence pas au décès mais par la liquidation du régime matrimonial. 

    Lorsqu'on évoque la succession, la plupart des personnes pensent spontanément au testament. Pourtant, juridiquement, la succession ne constitue pas la première étape du processus.

    Avant même que les héritiers ne soient déterminés, le régime matrimonial doit être liquidé. Ce sont les règles matrimoniales qui définissent quels biens restent acquis au conjoint survivant et quels biens entrent effectivement dans la succession.

    Cette distinction peut représenter des montants considérables lorsque le patrimoine comprend un bien immobilier, des avoirs financiers importants ou un héritage reçu par l'un des époux.

    Dans certaines situations, un contrat de mariage prévoyant l'attribution intégrale des acquêts au conjoint survivant peut renforcer significativement sa protection économique. Il permet notamment de préserver davantage d'actifs sous le contrôle du conjoint avant même l'application des règles successorales.

    Le testament n'en demeure pas moins essentiel. Il permet d'utiliser la quotité disponible afin d'adapter la répartition successorale aux objectifs familiaux. Cependant, dans de nombreux cas, le contrat de mariage et le testament sont complémentaires et doivent être envisagés ensemble.

    Une réflexion successorale pertinente ne consiste donc pas à choisir entre ces outils, mais à comprendre comment ils interagissent pour atteindre un résultat cohérent.

  • Comment renforcer la protection du conjoint survivant ?

    Plusieurs outils peuvent être combinés selon la situation familiale.

    Protéger son conjoint ne signifie pas uniquement lui transmettre une plus grande part de patrimoine.

    L'enjeu consiste également à lui garantir une autonomie financière suffisante, une capacité de décision et les ressources nécessaires pour maintenir son niveau de vie durant de nombreuses années.

    Selon la situation familiale, différents instruments peuvent être envisagés :

    • le contrat de mariage ;

    • le testament ;

    • l'usufruit au profit du conjoint ;

    • le pacte successoral ;

    • dans certaines situations particulières, la communauté de biens.

    Chaque outil répond à un objectif spécifique. Certains favorisent le conjoint avant l'ouverture de la succession, tandis que d'autres interviennent lors du partage successoral lui-même.

    Lorsqu'un patrimoine comprend des immeubles ou des portefeuilles générateurs de revenus, la protection du conjoint ne se mesure pas uniquement en valeur patrimoniale. La capacité à percevoir des revenus réguliers ou à conserver la maîtrise des actifs joue souvent un rôle déterminant.

    La meilleure stratégie consiste généralement à combiner plusieurs mécanismes afin de renforcer la sécurité du conjoint tout en respectant les droits des descendants et les objectifs de transmission familiale.

    Chaque situation nécessite néanmoins une analyse personnalisée tenant compte de la composition du patrimoine, de l'âge des époux, des besoins futurs du conjoint et des attentes des héritiers.

  • Faut-il aider ses enfants de son vivant ?

    Une transmission réussie ne se limite pas aux questions successorales. 

    Pour de nombreuses familles, les besoins financiers les plus importants ne surviennent pas au moment de la succession mais bien avant.

    Acquisition d'un logement, création d'une entreprise, financement d'une activité indépendante ou soutien à un projet professionnel : certaines étapes de la vie nécessitent des ressources importantes à un moment précis.

    Les donations permettent d'accompagner ces projets lorsque leur impact est le plus significatif. Elles peuvent contribuer à améliorer la situation des bénéficiaires tout en offrant aux parents la possibilité d'organiser progressivement la transmission de leur patrimoine.

    Transmettre de son vivant présente également un avantage souvent sous-estimé : celui de pouvoir expliquer ses choix, accompagner les bénéficiaires et adapter la stratégie si la situation familiale évolue.

    Plusieurs formes d'aide peuvent être envisagées : donation, avance d'hoirie ou prêt familial. Chaque mécanisme présente des caractéristiques et des conséquences différentes sur le plan civil et successoral.

    L'objectif ne consiste généralement pas à transmettre le plus rapidement possible, mais à apporter le bon soutien, au bon moment et dans un cadre clairement défini. Une approche structurée permet de concilier générosité, sécurité juridique et cohérence patrimoniale.

  • Égalité ou équité entre les enfants ?

    Aider chaque enfant au même moment n'est pas toujours la solution la plus juste. 

    Dans de nombreuses familles, la question centrale n'est pas de savoir s'il faut aider les enfants, mais comment le faire de manière équitable.

    Les parcours de vie sont rarement identiques. L'un des enfants peut souhaiter acquérir un logement à trente ans, tandis qu'un autre aura besoin d'un soutien financier quelques années plus tard pour développer son activité professionnelle.

    Dans ce contexte, traiter chacun strictement de la même manière au même moment n'est pas toujours la solution la plus juste.

    Certaines familles privilégient alors une approche fondée sur l'égalité économique finale. Le principe consiste à répondre aux besoins de chacun lorsqu'ils se présentent tout en garantissant qu'à long terme, chaque enfant bénéficiera d'un traitement équivalent.

    Cette philosophie nécessite une réflexion préalable sur la manière de comptabiliser les aides accordées, de documenter les versements réalisés et, le cas échéant, d'organiser des mécanismes de compensation.

    L'enjeu n'est pas uniquement financier. Il s'agit également de préserver durablement l'équilibre familial et d'éviter les incompréhensions susceptibles d'apparaître plusieurs années après les donations.

    Une stratégie transparente et clairement expliquée constitue souvent la meilleure garantie d'une transmission harmonieuse entre les générations.

  • Pourquoi documenter les donations ?

    La mémoire familiale ne suffit pas toujours.

    Les conflits successoraux naissent rarement du montant des donations réalisées. Ils trouvent beaucoup plus souvent leur origine dans l'absence de documentation claire.

    Plusieurs années, voire plusieurs décennies, peuvent s'écouler entre une donation et le règlement d'une succession. Les souvenirs s'effacent, les circonstances évoluent et la perception des bénéficiaires peut différer de celle des donateurs.

    Pour cette raison, toute donation significative devrait idéalement être formalisée et préciser notamment :

    • son montant ;

    • sa date ;

    • son bénéficiaire ;

    • son objectif ;

    • son caractère rapportable ou non à la succession ;

    • les éventuelles modalités de compensation entre héritiers.

    Cette documentation apporte de la transparence à l'ensemble de la famille et facilite le règlement futur de la succession.

    Dans les patrimoines importants, certaines familles choisissent également de tenir un registre patrimonial recensant les donations, avances d'hoirie ou prêts consentis aux enfants. Cet outil permet de conserver une vision globale des aides accordées dans le temps.

    La documentation ne constitue pas seulement une protection juridique. Elle représente également un instrument de gouvernance familiale favorisant la confiance entre les générations et réduisant le risque de conflits futurs.

Le regard de nos experts

Une approche globale plutôt qu'un outil unique

La protection du conjoint survivant et la transmission équitable du patrimoine reposent rarement sur une solution isolée. Les situations les plus robustes résultent généralement d'une combinaison cohérente entre régime matrimonial, dispositions successorales, organisation des donations et gouvernance familiale. L'objectif consiste à préserver les intérêts du conjoint tout en maintenant l'équilibre entre les générations.

Annabelle Guitton

“Une planification successorale performante ne consiste pas à rechercher l'instrument juridique idéal. Elle résulte de la combinaison de plusieurs outils complémentaires adaptés à la structure du patrimoine, à la composition de la famille et aux objectifs poursuivis.”

Annabelle Guitton Spécialiste en solutions patrimoniales

 

Préparez votre succession en toute sérénité

Chaque patrimoine familial présente ses propres enjeux : protection du conjoint, héritage reçu en propre, donations aux enfants, transmission d'un bien immobilier ou organisation de l'équité entre héritiers.

Nos spécialistes vous accompagnent dans l'analyse de votre situation afin d'élaborer une stratégie cohérente, personnalisée et adaptée à vos objectifs familiaux.


Mini checklist

 Avant votre prochain entretien patrimonial, posez-vous les questions suivantes : 

  • Mon régime matrimonial est-il encore adapté à ma situation actuelle ? 

  • Mon conjoint serait-il suffisamment protégé en cas de décès ? 

  • Les donations déjà réalisées sont-elles correctement documentées ?

  • Mes dispositions successorales sont-elles toujours à jour ?

  • Ma stratégie de transmission a-t-elle été revue ces dernières années ?

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Parce que chaque projet est unique, découvrez comment nous accompagnons nos clients dans leurs décisions patrimoniales les plus importantes.

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Étude de cas

Succession

Anticiper sa succession, c'est avant tout protéger ses proches et donner une direction claire à son patrimoine. À travers cette étude de cas, découvrez comment nos spécialistes accompagnent leurs clients dans leur planification successorale.

Parcourez ci-dessous l'intégralité de l'étude de cas, organisée en plusieurs épisodes.

  • Résumé

    Étude de cas : protéger son conjoint tout en aidant ses enfants​‌

    Un aperçu global de notre étude de cas : profil des clients, problématique et enjeux rencontrés.

  • Episode #1

    Présentation du cas et des enjeux familiaux

    Protection du conjoint, soutien aux enfants et équité familiale : découvrez les fondements de cette étude de cas.

  • Episode #2

    Les premiers arbitrages successoraux​‌

    Découvrez pourquoi le régime matrimonial constitue souvent le premier levier de protection du conjoint survivant.

  • Episode #3

    Quels outils pour protéger son conjoint ?

    Contrat de mariage, testament, usufruit ou pacte successoral : découvrez les principaux leviers à disposition.

  • Episode #4

    Construire la meilleure combinaison successorale

    Comparez les différentes stratégies et leurs effets sur la protection du conjoint, les enfants et l'équilibre familial.

  • Episode #5

    Aider ses enfants sans créer d'inégalités​‌

    Donation, avance d'hoirie et prêt familial : comment soutenir ses enfants au bon moment tout en préservant une égalité économique finale ?

  • Episode #6

    Questions fréquentes et enseignements clés​‌

    Retrouvez les principaux points à retenir et les réponses aux questions les plus courantes sur la planification successorale.​‌